dimanche 2 juillet 2017

Que Dieu me pardonne de Philippe Hauret - Editions Jigal

**** Chronique de Jess ****
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… À quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa bande de jeunes désoeœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher.


D'’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’'une vie meilleure… De l'’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption.

 Une cohorte d'’âmes égarées qui n'’auraient jamais dû se croiser…
Des destins qui s’'emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !
Je devais lire Je vis je meurs mais j'ai tardé. Je vais y remédier rapidement car Que Dieu me pardonne est une très belle découverte et j'ai hâte de retrouver la plume de Philippe Hauret. Voici un polar atypique, un roman noir qui change des polars habituels que l'on peut lire.
L'auteur reprend le personnage de son polar Je vis je meurs, Franck Mattis. Flic intègre qui ne supporte plus les débordements de son collègue Dan. Ce dernier est un facho et ne se gêne pas pour faire régner sa propre loi.
Franck rencontre Kader, un jeune d'une vingtaine d'année, qui file un mauvais coton. Il aimerait que ce jeune puisse s'en sortir et arrête ses conneries. Mais Kader n'a pas une vie facile. Il vit dans une cité, il a été déscolarisé de bonne heure et a cédé à la facilité de l'argent facile et des petits délits.
D'un autre côté nous avons Rayan, qui se fait arrêter régulièrement par Mattis à bord de sa Porsche pour excès de vitesse. Rayan est aux antipodes de Kader. Il est un riche rentier qui ne sait plus quoi faire de ses millions et délaisse sa femme devenue alcoolique à force de supporter les frasques de son mari.
Mattis décide d'aider les deux hommes à sa façon en les mettant en relation. Il demande à Rayan d'embaucher Kader pendant un mois pour lui éviter un retrait de permis. Il pense qu'en faisant cela il va aider les deux hommes. Puis nous avons Melissa, l'amie de Kader, jeune femme qui voudrait sortir de la cité mais qui galère à trouver du travail malgré ses diplômes.
Tous ces personnages n'auraient pas dû se rencontrer mais la vie les a mené sur le même chemin. Tout ne va pas se passer comme prévu et un incident va remettre Kader en prison. Mélissa et Mattis vont tout faire pour essayer de prouver son innocence.
Un roman noir très réaliste, avec des personnages tantôt attachants tantôt détestables. Il n'y a pas de longueurs tout est bien dosé, pas de détails superflus. Les différents personnages ont tous leurs problèmes personnels. Des problèmes que n'importe qui pourraient rencontrer.
Ici l'auteur démontre qu'il ne faut pas juger trop vite une personne sur son niveau social ou sur sa couleur de peau. Il réussit à nous faire aimer des personnages qu'on aurait pas forcément aimé dans la vraie vie.
Ce polar a été une très bonne lecture. Un livre qui se lit rapidement et dont on est triste de refermer la dernière page.

Merci aux Editions Jigal pour cette lecture.
L'avis d'Aurélie sur Je vis je meurs ici

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