jeudi 26 juillet 2018

La ferme aux maléfices d'Edouard Brasey - Editions De Borée

4ème de couverture 
En Haute-Provence, une famille sans histoires est sauvagement assassinée dans sa ferme. De nos jours. Géraldine hérite d'une propriété à Maurin-en-Provence inhabitée depuis 90 ans mais parfaitement conservée. Une seule condition est posée : qu'elle s'y installe avec sa famille. Géraldine et son mari Jean-Louis y voient l'occasion d'un nouveau départ, loin de Nice. Pourquoi ne pas faire un gîte de cette maison tombée du ciel ? Mais sur place, Géraldine est tout de suite saisie par un sentiment d'angoisse. De sombres secrets hanteraient-ils encore l'idyllique demeure ?


Mon avis

Je remercie les éditions De Borée pour cette lecture.


En 1928, le massacre de la ferme des Courlis a été découvert. Une famille entière a été décimée gratuitement... Qui se cache derrière cette horrible tuerie ?
De nos jours, Géraldine (fraîchement enceinte) apprend qu'elle hérite d'une ferme par un membre de la famille dont elle n'avait pas connaissance. Cependant, pour accéder à cette ferme qui a été parfaitement entretenue, Géraldine doit respecter les dernières volontés très spéciales de la défunte. Elle doit s'y installer avec sa famille. C'est donc avec entrain qu'ils décident d'aller voir si cette ferme pourrait leur convenir. Lors de cette visite, Géraldine est saisie par un sentiment d'angoisse, d'une folle envie de fuir cet endroit. Quelques temps plus tard, Géraldine et Jean-Louis décident de remettre aux normes certains aspects et de rénover la bâtisse en chambres d'hôtes. Très vite, Jean-Louis déchante et se met à avoir un comportement violent, aigri,... Il devient l'ombre de lui-même. Le projet de chambres d'hôtes est abandonné, mais celui d'un restaurant germe surtout lorsque Max, jeune cuisinier guyanais se présente spontanément pour le poste. Son comportement est étrange et éveille tout de suite la méfiance de Géraldine. Quant à Jean-Louis, il est complétement envoûté par Max... Que se passe-t-il dans cette ferme de si étrange ?

A la lecture de la quatrième de couverture, j'étais très intriguée par cette histoire. On est tout de suite plongé au cœur de l'action en assistant au massacre de la ferme des Courlis. Nous sommes englués dans une atmosphère oppressante et malsaine. Tout commençait donc très bien !

L'auteur alterne les chapitres entre passé et présent avec d'un côté le massacre de la ferme des Courlis et de l'autre la vie de Géraldine de nos jours. On se doute qu'un lien relie ces deux histoires et malheureusement, nous le découvrons très vite... comme si l'auteur n'avait pas su tirer les bons fils de la pelote de laine. Du coup, la pelote est en partie inexistante à moins de la moitié du livre ce qui entraîne beaucoup trop de longueurs... De plus, je n'ai pas réussi m'attacher aux personnages dont Géraldine que j'ai trouvé niaise et que j'aurais volontiers secoué comme un prunier. En fait, j'ai trouvé que les personnages faisaient beaucoup trop clichés.

Cet opus fait plus de 500 pages et je peux vous dire que j'avais hâte d'être à la fin puisque j'avais connaissance de tous les éléments importants. Ma seconde déception concerne la fin à laquelle je n'ai pas du tout adhéré. Je trouve que la fin arrive trop vite comme si l'auteur n'avait pas su comment finir cette histoire. Une fin évidente et bâclée (deux pages me semble-t-il) qui clôture cette histoire. Une fin moins prévisible, plus déroutante aurait pu me faire changer d'avis.
 
Vous l'aurez compris "La ferme aux maléfices" est une déception livresque mais cela n'engage que moi.

# By Aurélie :)

lundi 23 juillet 2018

Au coeur du solstice de Jacques Vandroux - Editions Robert Laffont

**** Chronique de Jess ****


À chaque sacrifice son rituel, à chaque tueur son obsession.
Grenoble, mois de juin. Le corps d'une jeune femme est découvert dans l'ancien baptistère. Très vite, l'autopsie révèle que l'assassin a retiré le coeur de sa victime. Quelques jours plus tard, un second cadavre va plonger la ville dans la psychose. Meurtres rituels ? Actes d'un dément ?
Saisis de l'enquête, le capitaine Nadia Barka et son équipe ne disposent d'aucun indice, si ce n'est du témoignage surprenant de Julien Lombard, qui se dit averti des disparitions et des meurtres par d'étranges visions. Mythomane, illuminé ou piste providentielle ? La policière, en proie au doute, va devoir s'appuyer sur des alliés parfois singuliers pour tenter de stopper ce tueur à l'efficacité redoutable.

Je continue dans les valeurs sûres avec ce polar de Jacques Vandroux. Valeur sûre car je n'ai encore jamais été déçue avec un livre de Jacques. Et ce dernier ne fait pas exception à la règle! Dès les premières pages, je sens que je vais encore passer un excellent moment. J'avais adoré les deux premiers polars de l'auteur (voir mes chroniques en fin d'article) et il me tardait de me plonger dans celui-ci.

Jacques Vandroux aime commencer ses histoires avec un prologue qui se déroule dans le passé. Ce prologue nous tient en haleine. Une femme enceinte est poursuivie par des hommes et se cache pour leur échapper. Nous savons que cette femme aura un lien avec l'enquête que les enquêteurs devront résoudre.

De nos jours, une femme est retrouvée morte dans le baptistère. En apparence, aucune trace sur elle. Mais lorsque le médecin pratique l'autopsie, il se rend compte qu'on lui a retiré le cœur. Pour Nadia Barka, une enquête longue et fastidieuse commence. Lorsqu'un homme se présente au commissariat et déclare avoir vu en rêve le meurtre, Nadia est tout d'abord sceptique. Mais elle va vite croire le jeune homme surtout lorsqu'un deuxième corps est découvert. Julien Lombard va avoir un rôle primordial dans cette affaire.

Nadia est encore hantée par une ancienne affaire non résolue où elle a failli y laisser sa santé. Ses supérieurs ont peur qu'elle se perde de nouveau dans une enquête compliquée.
Dans ce polar, le personnage de Nadia est parfaitement décortiqué. J'ai appris à connaître ce personnage torturé que j'avais rencontré dans Le Sceau des sorcières. Il m'en a été d'autant plus attachant.

L'enquête est vraiment prenante. J'ai suivi la traque du meurtrier avec une grande impatience. Ce polar est parfaitement orchestré. L'auteur va nous présenter le tueur et son dessein au fur et à mesure de l'histoire. Le style est toujours addictif. Les pages se tournent sans que l'on s'en rende compte. Tout est là pour qu'on ne puisse pas lâcher notre livre.
J'ai aimé la petite touche de paranormal dans cette histoire. Curieusement elle donne à cette histoire un grand avantage. Aucun temps mort ni longueur dans cette histoire.

Encore une fois, Jacques Vandroux nous offre un excellent polar. C'est un coup de cœur en ce qui me concerne. Si vous ne connaissez pas encore ses livres, je vous conseille de foncer les découvrir, vous ne serez pas déçu!

Mes autres chroniques :




vendredi 20 juillet 2018

Marche ou greffe d'Olivier Kourilsky - Editions Glyphe

**** Chronique de Jess ****

La vie personnelle du docteur Séverine Dombre, médecin responsable d'une unité de greffe rénale à Paris, est un désastre. Fille unique, très tôt orpheline, elle est incapable de nouer une relation amoureuse stable et n'entretient que des rapports distants et conflictuels avec son fils Vincent.

Séverine est approchée par un groupe mafieux qui veut la contraindre à organiser une greffe de rein. Face aux intimidations, puis aux menaces qui pèsent sur elle et sur son fils, lâchée par ses collègues qui n'ont pas compris ce qui se tramait, le docteur Dombre va découvrir les ressources de l'amour maternel, et dans le même temps exhumer un terrible secret familial.

Un personnage attachant de femme tourmentée et une plongée angoissante dans l'univers de la transplantation rénale concoctée par le Docteur K.
Il y a des auteurs dont on n'a pas besoin de se poser de questions, on sait que l'on va passer un bon moment. Ça a toujours été le cas avec les polars d'Olivier. C'est donc une lecture sans surprise pour moi qui voulait lire un bon polar.
Séverine Dombre est néphrologue, responsable de l'unité de greffe de l'hôpital Tenon. Un jour, elle voit débarquer en consultation trois drôles d'individus. Un albanais en insuffisance rénale et ses deux gardes du corps. Ils veulent que Séverine lui greffe un nouveau rein. Cette dernière essaie de leur faire comprendre qu'en France ça ne marche pas comme ça qu'il y a des procédures à respecter, que l'attente est longue et que dans leur cas ça va coûter énormément d'argent. Les hommes lui assurent que tout ça ne posera pas de problème. Elle pense s'en être débarrassé mais ils vont revenir plusieurs fois à la charge et cette fois en la menaçant de s'en prendre à son fils Vincent si elle ne réalise pas la greffe rapidement.
Pour Séverine, l'enfer commence. Il va lui arriver de plus en plus de problèmes et les morts vont se multiplier autour d'elle.
Séverine ne va plus savoir quoi faire ni vers qui se tourner. Elle qui n'est pas du tout maternelle va se rapprocher de son fils de peur qu'il lui arrive malheur.
Ce nouveau polar du Dr K est particulièrement prenant. Dès l'arrivée des trois énergumènes, nous ressentons l'angoisse de Séverine. Je me suis demandée comment elle allait arriver à se sortir du pétrin dans lequel elle est.
Le personnage de Séverine est très bien travaillé. Sa vie personnelle n'est pas vraiment folichonne. Elle n'a jamais eu de très bons rapports avec son fils dont elle a laissé la garde à son père. Elle n'a jamais réussi sa vie de couple et papillonne plus qu'autre chose. Mais le seul point positif de ce qui lui arrive c'est qu'elle va découvrir une partie de son passé qu'elle ne connaissait pas et se rapprocher de son fils.
Encore une fois c'est un excellent polar que nous a concocté Olivier Kourilsky. Tous les ingrédients y sont pour que l'on passe un très bon moment. J'ai eu beaucoup de mal à poser ma lecture tellement j'avais hâte de connaître la fin. Et comme d'habitude la fin nous réserve de belles surprises.
Grâce à sa carrière de néphrologue, il nous détaille de façon très clair et précise les différentes étapes pour accéder à une greffe de rein. Donc en plus d'être un bon polar, on apprend aussi pleins de choses très intéressantes.
Le style est toujours aussi efficace, on ne voit pas les pages tourner tellement l'histoire nous entraîne loin.
Je ne peux que vous conseiller ce livre!
Mes autres chroniques :

mercredi 18 juillet 2018

Le Marquis guillotiné de Roger Dudenne - Editions Marivole

**** Chronique de Jess ****


1794, l'époque révolutionnaire bat son plein et la guillotine fonctionne à tout-va. A Paris, le marquis de Guéau vient d'être guillotiné. Le fils navigue sur les océans, à l'abri des vagues, tandis que sa femme, Madame de Bonvoust, se réfugie avec sa fille nouveau-née au domaine de Reverseaux, propriété du marquis dans la région de Chartres. Elle part rapidement se réfugier en Angleterre, laissant sa fillette à une nourrice dans le plus grand secret. Les petites gens continuent à vivre autour du château du marquis guillotiné comme si de rien n'était. La Révolution a fait peu de vagues, et leur travail permet de les faire vivre. Un régisseur honnête surveille tout ce petit monde, ce qui permet au domaine de Reverseaux de survivre aux spéculateurs qui achètent successivement le domaine sans jamais y mettre les pieds.


Il y a deux périodes historiques que je préfère : La seconde guerre mondiale et la Révolution française. Je lis rarement des livres se passant sous la Révolution. En général, ce sont plus des biographies que des romans.

Dès le premier chapitre, Roger Judenne nous téléporte dans le temps au moment de cette terrible période qu'était la Révolution. Nous atterrissons à Réverseaux un domaine de l'Eure et Loire. Un soir la belle-fille du Marquis et son bébé arrivent en catastrophe de Paris pour se réfugier au château. Le Marquis vient d'être guillotiné et tous les nobles sont condamnés à être guillotinés. Le régisseur Montalbert et sa femme qui est gouvernante vont aider la jeune Marquise à fuir le château pour lui sauver la vie. Elle va partir en Angleterre pour essayer de retrouver son époux. Ils vont mettre en nourrice son bébé afin qu'elle puisse avoir une chance de s'en sortir. Mais l'avenir au domaine est compromis. Qui va gérer le domaine en l'absence d'un maître? Le régisseur va continuer de faire vivre le domaine comme il en a l'habitude et la vie va continuer de s'organiser avec les aléas de la Révolution.

Il m'a fallu quelques chapitres pour pouvoir me familiariser avec toutes les personnes vivant dans le domaine. Mais une fois rentrée dans l'histoire, j'ai eu beaucoup de mal à poser mon livre. J'ai été totalement immergée au XVIIIème siècle. Les gens du domaine vont continuer à vivre comme si rien ne s'était passé. L'auteur va nous conter la vie d'un domaine à cette époque, les us et coutumes ainsi que les différents métiers. J'ai appris énormément de choses sur cette période en lisant ce roman.
Les personnages sont parfois attachants et d'autres détestables. La jeune Louise et son histoire d'amour vont énormément me toucher. Pas évident de tomber amoureuse à 17 ans au XVIIIème siècle. Pas évident non plus pour elle de devoir gérer sa famille depuis que sa mère est décédée et de subir un père tyrannique. Et le jeune Martin, le benêt du village, va me donner des envies de meurtres. C'est un personnage vicieux, revanchard, et méchant qu'on ne peut que détester.

L'auteur a su décrire merveilleusement bien cette période. Il a su utiliser un style clair et précis qui en fait un roman très visuel. Il nous explique parfaitement bien les différents métiers de cette époque pour nous offrir une belle leçon sur cette partie de l'Histoire. Le métier de nourrice m'a particulièrement touché. Car le terme nourrice était employé pour les femmes qui donnaient le sein à des bébés qu'elles gardaient. Il est encore plus dur de s'en séparer le moment venu. L'entraide à cette époque était au premier plan. Surtout dans un domaine où tout le monde se connaît et ou tout le monde travaille ensemble pour vivre correctement.

Un magnifique roman qui m'a fait passer un excellent moment de lecture. Je remercie les Editions Marivole pour cette découverte. 

mercredi 11 juillet 2018

Lucky Losers de Laurent Malot - Editions Albin Michel

**** Chronique de Jess ****

Sean Kinsley, 17 ans, c'est moi. Il y a moins d'un ans, je vivais encore à Londres, jusqu'à ce que ma mère surprenne mon père dans les bras d'un homme. C'est là que tout a basculé : déménagement en Bretagne, inscription dans un nouveau lycée, mais surtout coup de foudre pour la plus belle fille du monde ! Ç'aurait pu être le nirvana si des fils à papa n'avaient pas cherché à nous humilier, mes copains et moi. Et comme je ne réfléchis pas toujours aux conséquences, je leur ai lancé un défi. De quelle façon ce défi a pu embraser toute la ville, je me le demande encore ....



Sean voit sa vie chamboulée du jour au lendemain quand son père se fait surprendre dans les bras d'un autre homme. Vivant à l'époque à Londres, il se voit déménager en Bretagne quand sa mère quitte son père. Lui décide de rester vivre avec son anglais de père, quant à sa peste de sœur elle restera vivre avec sa mère et le nouveau compagnon de cette dernière.
Arrivée au lycée Saint Hilaire, il va rapidement faire la connaissance de trois garçons : Antoine qui vit en foyer, Kevin dit Le gros, et Rémy le taiseux. Une profonde amitié va les lier.
Quand le lycée privée Balzac part en fumée suite à un court-circuit, la jeunesse dorée se retrouve à fréquenter les prolos du public. Sean, va rapidement tomber sous le charme de Camille qui vient de Balzac. Mais ça ne va pas plaire à certains élèves : Hubert, Quentin et Jacques-Etienne. Ces trois derniers vont humilier Antoine au point que celui-ci va leur lancer un défi : les défier dans leurs sports de prédilection (la natation, l'aviron et l'équitation).
Mais ce que Sean ne sait pas encore ce sont les conséquences qui vont découler de ce défi. Plusieurs entreprises de la région vont monter des plans sociaux et la plupart des habitants de la ville qui travaillent dans ces entreprises vont se retrouver au chômage. Il va devenir rapidement la figure d'un combat : le Che comme vont le nommer tout le monde.
La guerre d'une classe va devenir la guerre des classes.

Ce livre me faisait de l'œil depuis que je l'ai acheté en salon en septembre dernier. J'avais tellement de lectures en retard qu'il m'a fallu longtemps avant de le lire. Je dois dire que je ne m'attendais pas à cette histoire. Une histoire d'amitié, de moral, de rébellion, d'espoir de changer le monde dans lequel nous vivons. Laurent Malot nous offre un merveilleux roman social. Malgré le sujet sensible des restructurations d'entreprises et de chômage, il nous donne l'espoir que les jeunes générations vont peut-être changer quelque chose.
La différence entre les classes sociales sont très bien décrites. Les différentes situations qui mettent en concurrence ces deux milieux sont parfois très drôles.
J'ai retrouvé mon âme d'ado en lisant ce roman. Les premiers amours, l'amitié fraternelle, le bac, le lycée et les différences entre certaines personnes.

Un roman qui m'a fait passer un très bon moment. 
 
 
 

mardi 10 juillet 2018

Tu ne dormiras plus d'Eric Dupuis - Editions Ravet Anceau

****  Chronique de Jess ****


Le major de police Iwan Kaczmarek est en danger : François-Xavier de Montjarrieux vient de s'évader de prison et le menace. Malgré tout, le flic doit avancer sur son enquête en cours. Avec le lieutenant Bélinda Bordas, il traque dans le Pas-de-Calais le « barbare du bitume », un tueur sanguinaire qui s'en prend aux automobilistes. Dans le même temps, une chute de silo puis des explosions dans un centre de stockage de munitions sont signalées. Des indices laissent penser qu'un attentat se prépare sur le Paris-Roubaix, ravivant le souvenir du gang de Roubaix qui a sévi des années auparavant. Pris dans ce tourbillon de violence, Kaczmarek s'en sortira-t-il ?


Après les deux précédents polars d'Eric Dupuis j'enchaîne avec le petit dernier.
On aurait souhaité à Iwan Kaczmarek un peu de répit suite aux précédentes enquêtes qui l'ont mis au plus bas. Mais l'évasion spectaculaire de FX De Montjarrieux va lui remettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
En plus de tout ça, un tueur s'en prend à des automobilistes en les étranglant avec leur ceinture de sécurité. Ce tueur va rapidement être surnommé le barbare du bitume. Tout porte à croire que ce tueur se fait passer pour un flic pour neutraliser ses victimes.
Une menace terroriste plane au-dessus de leur tête. Un nouveau gardien de la paix arrive au commissariat et se met à enquêter de son côté en avertissant Iwan d'un éventuel attentat suite à la chute d'un silot à grain.
Et des mafieux se retrouvent assassinés. Guerre de gang? règlements de comptes? Les enquêteurs ne savent plus où donner de la tête.
Un vrai sac de nœuds pour la PJ. Iwan va se retrouver avec des problèmes par dessus la tête et va être dans un sacré pétrin. Surtout avec la menace de FX qui met sa famille en danger.

Encore une fois, Eric nous offre une enquête très complexe avec plusieurs affaires à gérer qui vont au final être liées les unes aux autres. J'avoue avoir été parfois perdue tout comme les enquêteurs. Mais c'est la touche d'Eric, il aime perdre son lecteur pour mieux lui porter l'estocade finale.
Bon cette fois, je ne me suis pas fait totalement bernée ;-). J'avais trouvé rapidement qui était le tueur des automobilistes. Mais il n'empêche que les divers retournements de situations m'ont au final bien eu. Et j'avais aussi de gros doutes sur une autre personne concernant l'évasion de FX qui se sont avérés exacts.
Un sac de nœud donc mais qui va nous être expliqué de manière détaillée en fin de livre. La psychologie criminelle nous est vraiment bien décrite. Tout le parcours de ce barbare du bitume agissant en super-héros est vraiment passionnant.

Eric Dupuis connaît son sujet et nous le décrit parfaitement. Il sait comment immerger son lecteur dans ses polars. Je dois vous avouer avoir eu du mal à m'endormir après avoir lu certains passages. Car dans ce dernier polar, il ne nous épargne pas non plus. Aucune censure.
Si vous aussi vous souhaitez lire un polar qui vous empêchera de dormir je ne peux que vous conseiller ce polar. 


Mes autres choniques :




dimanche 8 juillet 2018

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel - Editions Belfond

**** Chronique de Jess ****

Maman disait de moi que j'étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Ce que maman a oublié de dire, c'est que les anges qui tombent ne se relèvent jamais.
Je connais l'enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés. Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’'a quasiment connu que la servitude.
Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer.
Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu'au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l'écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D'où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Il me tardait de lire le nouveau livre de Karine Giebel surtout quand j'ai su qu'il était de la même trempe que Meurtres pour rédemption ou le Purgatoire des innocents. J'avais trouvé que les deux derniers étaient plus gentillet comparé à ce qu'elle nous avait habitué à ses débuts et j'avais peur qu'elle tombe dans le facile et le commercial. Mais dès les premiers chapitres, le ton est donné. Ce nouveau livre sera du grand Giebel comme elle nous a habitué.
Tama a 9 ans quand on l'emmène en France pour lui donner une vie meilleure. Orpheline de mère, son père s'est remarié et l'a confié à une tante. Quand on propose à son père de l'emmener en France où elle pourra avoir un meilleur avenir, il n'hésite pas une seconde. Mais jamais il n'aurait imaginé dans quel enfer il envoie sa fille. Car au lieu d'avoir une belle vie, elle va devenir l'esclave d'une famille. L'horreur commence pour Tama.
Gabriel vit en ermite dans un hameau des Cévennes. Un jour une jeune femme débarque chez lui et tente de le braquer. Elle est très blessée et amnésique. Gabriel va s'occuper d'elle mais la maintenir enfermée car il a des secrets qu'il ne veut pas voir dévoiler.
Quel est le lien entre l'histoire de Tama et celle de Gabriel? J'ai douté tout au long du livre pour au final m'être bien trompée!

Je referme ce livre en étant totalement bouleversée par cette lecture. J'ai même failli me dire plusieurs fois que j'allais arrêter ma lecture car tout le monde le sait les livres de Karine Giebel se termine généralement mal et j'avais envie que cette histoire se finisse bien. J'ai vécu avec Tama tout ce qu'elle a vécu. Son enfer est tellement bien décrit qu'on finit par croire lire une histoire vraie. Ce qui donne d'ailleurs un côté authentique à l'histoire c'est que ça pourrait être vrai. Tout le monde sait pourtant que l'esclavage a été aboli en 1848 mais malheureusement, il existe l'esclavage moderne.

Les sentiments sont au cœur de ce roman et ils sont exacerbés : l'amour passionnel, la haine, l'amitié.
Nous aussi lecteurs passons par tout un tas de sentiments : la colère, le dégout, l'espoir, la peur, le désespoir.
Quand enfin on pense que Tama peut s'en sortir une nouvelle tuile lui tombe dessus à croire que ce sera son destin de vivre que des malheurs.

Les personnages sont aussi très bien détaillés. On les aime ou on les déteste. Nous aussi nous voulons nous venger de ce que Tama subit. J'ai eu envie de faire mal comme certains ont blessé Tama, j'ai eu envie de tuer pour la venger, j'ai eu envie de torturer comme on l'a torturé.
Par contre, j'ai un petit point négatif c'est que je trouve que quand l'auteur fait parler Tama parfois on n'a du mal à lui donner un âge. On penserait plutôt qu'elle a dans les 25 ans et non 12 ou 10.
L'écriture de Karine Giebel est magistral dans ce roman. Parfois poétique, souvent très dur elle a su trouver les mots justes pour nous décrire l'horreur de certaines situations. Je pense que certaines personnes ne pourront pas lire ce livre car il est vraiment très dur.


*****
L'Avis d'Aurélie :
C'est à mon tour de vous faire un retour sur cette lecture intense et forte en émotions. Avant tout, je tiens à remercier les éditions Belfond pour leur confiance. 

Tama vit au Maroc avec sa tante Afaq. Lorsqu'on propose à son père de l'argent pour envoyer Tama en France pour lui donner une chance d'avoir un meilleur avenir, d'être scolarisée, il n'hésite pas une seconde... Tama a 8 ans lorsqu'elle arrive en France, soit disant elle sera scolarisée,... mais la réalité en est toute autre. Elle est vendue en tant qu'esclave au service de la famille Charandon. Dès qu'elle posera le pied en France, Tama sera asservie, brutalisée autant psychologiquement que physiquement... Tous veulent la briser par tous les moyens mais y arriveront-ils ? Tama arrivera-t-elle à résister à ces multiple assauts, à rester forte ?
En parallèle, nous faisons la connaissance de Gabriel (qui n'est pas un ange), un homme qui vit en ermite et qui s'est fixé une mission... jusqu'au jour où il se fait braquer par une jeune femme amnésique et gravement blessée. Quel est le lien entre l'histoire de Gabriel et celle de Tama ? Pour le découvrir, je vous laisse vous plonger dans cet opus qui vous emmènera tout droit en enfer. 

Avec ce dernier livre, Karine Giebel a choisi de frapper fort en abordant la thématique de l'esclavage. Un livre qui vous embarque dès les premiers chapitres dans l'enfer de Tama. Karine Giebel s'est fixé une mission, tout nous dire et je peux vous dire qu'elle n'omet aucun détail... Elle nous raconte tout : l'enfermement, la faim, la cruauté psychologique, la brutalité physique, et bien d'autres choses. Tama ira de désillusions en désillusions. Elle rêve de s'enfuir mais pour aller où puisqu'elle est sans papiers. A cause d'un incident, Tama sera retirée de la famille Charandon pour vivre un nouvel enfer différent. Mais au travers de tous ces changements, elle rencontrera Marguerite, Tristan, Gabriel et surtout Izri. 

J'ai été complètement happée par ce livre, par Tama, par toutes les atrocités subies (peut-être un peu trop sur la fin). J'ai vécu avec Tama, j'ai pleuré avec elle, j'ai crié avec elle, j'ai ri avec elle, j'ai eu peur avec elle, j'ai haï avec elle, mais j'ai aussi aimé avec elle. Car dans toute cette noirceur, il y a aussi l'amour passionnel, l'amour familial et l'amitié. Un peu de lumière dans cette avalanche de monstruosités plus perverses les unes que les autres. On passe par toute une palette de sentiments tels que la rage, le désespoir, la colère, l'incompréhension, le dégoût, la vengeance mais pas que... 
Le personnage de Tama est superbement travaillé. J'ai aimé ce personnage avec sa maturité, son envie de s'instruire, l'acharnement à rester en vie et revenir plus forte, le courage dont elle a fait preuve, le pardon qu'elle a su accorder,... Tama est un personnage hors norme, abouti et qui pourrait être réel

L'écriture et le style de l'auteure sont reconnaissables au premier coup d’œil. Il est indéniable que Karine Giebel a un don/talent pour nous conter des histoires aussi atroces et qui ne laisse personne de marbre. L'auteure nous plonge dans l'horreur de l'esclavage moderne qui malheureusement existe réellement.

"Toutes blessent, la dernière tue" est une histoire unique, une lecture excellente rempli de sentiments exacerbés. Cet opus ne vous laissera pas indifférent, pour ma part, il m'a bouleversée... âmes sensibles s'abstenir. 

# By Aurélie :) 

jeudi 5 juillet 2018

Là où vivent les loups de Laurent Guillaume - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****


Le train arrive dans la petite gare de Thyanne, terminus de la ligne. Priam Monet descend pesamment d’'un wagon. Presque deux mètres pour un bon quintal et demi, mal sapé et sentant le tabac froid, Monet est un flic misanthrope sur la pente descendante. Son purgatoire à lui c'est d'être flic à l’'IGPN, la police des polices. Sa mission : inspecter ce petit poste de la police aux frontières, situé entre les Alpes françaises et italiennes. Un bled improbable dans une vallée industrieuse où les règles du Far West ont remplacé celles du droit. Monet n’'a qu'’une idée en tête, accomplir sa mission au plus vite, quitte à la bâcler pour fuir cet endroit paumé.
Quand on découvre dans un bois le cadavre d'un migrant tombé d'une falaise, tout le monde pense à un accident. Pas Monet. Les vieux réflexes ont la peau dure, et le flic déchu redevient ce qu'il n’'a cessé d’'être : un enquêteur perspicace et pugnace. La victime était-elle un simple migrant? Qui avait intérêt à la faire disparaître? Quels lourds secrets cache la petite ville de Thyanne? Monet va rester bien plus longtemps que prévu.


Après Mako que j'avais adoré, autant au niveau de l'histoire que du personnage, Laurent Guillaume nous offre dans Là où vivent les loups un nouveau personnage, Priam Monet. Je pense que c'est la première fois que je vois un flic pareil dans un polar: un géant de quasiment 2m, qui pèse 150 kg, misanthrope et qui a été affecté à la police des polices pour des raisons que l'on ignore un peu mais dont on se doute. Le type est allergique au sport, aux bonnes manières, à l'amabilité, et à la montagne. Il va être servi quand on lui demande de faire un audit dans un petit patelin de montagne dans les bureaux de la PAF.
Un personnage qui peut paraître détestable au premier abord mais qui m'a charmé tout au long de l'enquête.

Dès les premières minutes, il ne va pas se faire que des amis parmi les policiers de Thianne. Le corps d'un homme va être retrouvé au pied d'une falaise. Tout porte à croire que c'est un migrant, car de plus en plus de monde essaie de rentrer en France par les montagnes. Mais c'était sans compter le flair de Monet, qui va prouver totalement autre chose. Va s'ensuivre une drôle d'enquête. Monet va continuer à pourrir la vie de ses nouveaux concitoyens et mettre un bazar pas possible par la même occasion.

Mais attention, l'environnement est important quand on mène une enquête. Et pour Priam, la montagne ne va pas lui faire de cadeau. En plus, dans ces petits patelins tout le monde se connaît, tout le monde se serre les coudes, et tout le monde à quelqu'un à l'œil.
C'est donc une drôle d'enquête que va mener Monet avec l'aide de Claire. Ces deux-là vont former un couple d'enquêteurs assez complémentaires.

J'ai été totalement embarquée dans cette enquête. Laurent Guillaume connaît son métier et son environnement et cela se ressent dans ses polars. Encore une fois, il nous offre un polar passionnant où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde. Il y a du rythme, des rebondissements, de l'humour, une enquête menée de main de maitre, des descriptions parfaites, un personnage atypique. Tous ses ingrédients nous donne un excellent bouquin. 
Je pense que Laurent Guillaume n'a plus rien à prouver, il est un auteur à suivre et que je continuerais à suivre encore longtemps tellement je passe de bons moments avec ses polars. Et il me tarde de retrouver Priam dans de nouvelles enquêtes.

 Autre chronique :


Bronx la petite morgue

Une maison sur l'océan de Beatriz Williams - Editions Belfond

**** Chronique de Jess ****


Des tensions de l'Europe en guerre à l'Amérique jazzy des sixties, Beatriz Williams livre un final palpitant, une magnifique histoire d'amitié et de passion, pour ponctuer la trilogie des sœurs Schuyler.
À l'automne 1966, l'intrépide Pepper Schuyler est dans les ennuis jusqu'au cou : non seulement la belle est enceinte de son ex-patron, politicien influent qui la pourchasse à travers le pays, mais elle se retrouve seule et sans ressources. Son unique bien : une Mercedes de collection, qu'elle vient de vendre pour une coquette somme à une mystérieuse acquéreuse, Annabelle Dommerich.
Il faut dire que cette célèbre violoncelliste française attache une valeur sentimentale particulière à ce véhicule. Elle seule connaît l'histoire de cette voiture, de sa course éperdue à travers l'Allemagne nazie jusqu'à son arrivée en Amérique. Et le destin des deux amants en fuite qu'elle abritait...
Alors qu'Annabelle décide de prendre Pepper sous son aile et lui offre un refuge sur une plage déserte de Floride, les deux femmes se livrent peu à peu leurs secrets.
Ensemble, parviendront-elles à affronter les zones d'ombre de leur passé ?

Comme il me tardait de lire le dernier tome de la trilogie des sœurs Schuyler! L'attente n'aura pas été trop longue entre ma dernière lecture et celui-ci (voir les liens vers mes autres chroniques en fin d'article).
L'histoire commence là où nous nous étions arrêté dans le précédent roman. Nous avions rencontré Pepper dans Les lumières de Cape Code, qui avait un rôle secondaire mais qui restait bien présente dans l'histoire.
Nous apprenons donc à connaître un peu plus Pepper. Enceinte de plusieurs mois de son patron, un homme politique très influent, elle fuit en Floride. N'ayant rien dit à ses parents de sa situation, elle se morfond dans un hôtel en attendant la vente de la Mercedes qu'elle a retapé à Cape Cod l'été précédent. Mais une femme, Annabelle Dommerich, lui achète la voiture pour trois cents mille dollars. Grâce à cet argent, Pepper a de quoi voir venir. Mais Annabelle souhaite faire plus ample connaissance avec la jeune femme et surtout comprendre comment elle a pu retrouver la voiture qui lui appartenait dans les années 30.
Encore une fois, et c'est la touche de Beatriz Williams, l'histoire va alterner passé et présent.
Nous allons vivre au travers du récit d'Annabelle son histoire à partir de 1933.
Cet été là, elle va faire la connaissance de Stefan dans de fâcheuses circonstances. Ce dernier s'est fait tirer dessus et elle va l'aider en attendant le médecin. Elle va devenir sa garde-malade le temps de quelques jours et va finir par tomber amoureuse.
Mais la vie ne va pas être simple avec eux et va tout faire pour les séparer.
Dans les prémices de la seconde guerre mondiale, au tout début du nazisme et de ses lois abjectes, la vie de Stefan va être sur la sellette.
Pepper va quant à elle se réveiller dans la maison d'Annabelle le second jour pour trouver la maison vide. Où est passée Annabelle? Son fils débarque un soir, inquiet de ne pas avoir de nouvelle de sa mère. Pepper ne s'en inquiète pas plus que cela mais va profiter que le père de son bébé la retrouve pour mettre les voiles avec le fils d'Annabelle. 

Finalement, c'est plus la vie d'Annabelle que celle de Pepper que nous conte Beatriz Williams. J'ai été totalement embarquée dans la vie d'Annabelle. Les sentiments dégagés dans ce roman sont époustouflants ! On vit l'histoire d'amour d'Annabelle, on a envie qu'elle vive enfin avec l'homme qu'elle aime. J'ai regretté certain de ses choix. Les personnages et l'époque choisit sont merveilleusement bien dépeints. Nous sommes emportés dans le temps pour vivre dans les années 30 de l'avant-guerre.
J'aime les histoires d'amour impossible, j'aime les histoires qui se passe à une autre époque (surtout à cette époque) et ce livre m'a donné tout ce que j'aime. C'est un énorme coup de cœur que ce dernier tome. Je suis triste de quitter les personnages. J'aurai finalement aimé en savoir plus sur le devenir de Pepper. J'espère que Beatriz Williams remettra en scène cette dernière dans un nouveau roman.
Je verrais très bien cette histoire adaptée au cinéma. J'ai retrouvé dans cette saga un peu du style de Nicholas Sparks que j'adore. Donc si vous aimez cet auteur, lisez les livres de Beatriz Williams.

Un roman à lire cet été ou à un autre moment d'ailleurs.
  
Mes autres chroniques :

La vie secrète de Violet Grant
Les lumières de Cape Cod

lundi 2 juillet 2018

Domina - Tome 2 de L.S Hilton des Editions Robert Laffont - Collection La Bête Noire

4ème de couverture 
Judith Rashleigh mène une vie de luxe à Venise. Jusqu’au jour où son passé remonte à la surface et menace de tout faire s’écrouler. Quelqu’un connaît ses crimes et tente de la faire chanter. Pour acheter son silence, elle doit retrouver une oeuvre d’art mythique. Mais elle n’est pas la seule sur le coup… Cette fois-ci, Judith n’a plus aucun contrôle. Surpassée et manipulée, démunie et vulnérable, elle va devoir affronter le plus redoutable des ennemis. Et si elle ne gagne pas cette bataille, elle n’en sortira pas vivante.


Mon avis

Domina est le deuxième tome d'une trilogie. J'avoue avoir eu un peu d'appréhension pour cette lecture étant donné que je n'avais pas été emportée par "Maestra", ma chronique ici. Pour vous en dire davantage, Domina est différent mais reste tout de même dans la même lignée que le premier tome.

Judith évolue maintenant sous l'identité de Elisabeth Teerlinc et a ouvert une galerie d'art à Venise. Tout est paisible et calme, Judith (enfin Elisabeth) semble s'être assagie. Lors d'une exposition dans sa galerie, elle est approchée par un contact de Pavel Yermolov pour qu'elle estime sa collection. Elle se rend donc chez lui mais se sous-estime et ne se sent pas capable d'évaluer toutes ces œuvres d'art. A partir de là, des choses étranges vont se passer, comme la sensation d'une présence chez elle,... Et le pire est encore à venir, quand Judith est soumise à un chantage sur son lourd passé où de nombreuses têtes sont tombées... Jusqu'où ira-t-elle pour s'en sortir ? Jusqu'où ira-t-elle pour sauver sa peau ?

Comme dans le précédent tome, j'ai eu le plaisir de retrouver l'Italie, mais Judith nous fait aussi voyager à Belgrade avec son climat froid. L'art est toujours le fil conducteur du livre et est superbement mis en avant. L'auteure maîtrise parfaitement son sujet, c'est un vrai plaisir de la lire. 

Contrairement au tome précédent, j'ai apprécié de ne pas retrouver les points négatifs soulevés dans Maestra. Fini les scènes de sexe à outrance, fini la fille sans cœur. On découvre une Judith qui commence à avoir de vrais sentiments tels que la peur, l'amitié, la compassion... Enfin, chasse le naturel et il revient au galop, Judith est toujours aussi manipulatrice surtout quand il est question de sauver sa peau. Elle enchaînera divers scénarios pour arriver à ses fins pour enfin apprendre des choses dont elle n'avait pas les tenants et aboutissants.

L'intrigue reste complexe avec tous ces personnages dont certains du tome 1 qui n'était pas forcément restitué. On fini par s'y perdre. Malgré tout cela, l'auteure arrive à nous embarquer dans son monde et à nous faire tourner les pages inlassablement. Et parlons de cette fin qui nous laisse sur un cliffhanger étonnant et garde notre suspens en éveil.

Enfin, ce que je retiendrais de ce tome, c'est l'enfance de Judith qui est évoquée dans un chapitre. J'imagine que nous en saurons davantage dans "Ultima" (tome 3). Ce passage a éveillé ma curiosité et j'espère en apprendre davantage. 

# By Aurélie :)

**** Chronique de Jess ****

J'avais hâte de lire ce second opus car j'avais beaucoup aimé le premier tome.
Suite à sa fuite de Paris, Judith est partie s'installer à Venise où elle a ouvert une galerie sous le nom d'Elisabeth Teerlinc. Elle semble s'être calmée et s’est enfin posée dans une ville qu'elle aime et qui transpire l'art par tous ses pores.

Lors de son premier vernissage, elle rencontre un homme qui lui propose d'estimer la collection de Pavel Yermolov, un riche russe dont la collection a toujours suscité les convoitises et l'intérêt. Beaucoup de rumeurs courent sur cette collection et Judith/ Elisabeth ne peut s'empêcher d'accepter de voir la collection. Mais une fois sur place, elle ne se sent pas capable d'estimer une telle collection et refuse l'offre de Yermolov.
Mais suite à cette histoire il lui semble que quelqu'un s'amuse à rentrer chez elle pour déplacer des objets ou pour en apporter. Elle va se sentir de plus en plus menacée quand les meurtres qu'elle a commis vont remonter à la surface. Qui se cache derrière ce "fantôme"? Il semblerait que quelqu'un était là le fameux soir où elle a volé le tableau à Paris, et il semble aussi qu'elle n'ait pas volé un mais deux tableaux!
Elle va donc partir en croisade pour sauver une nouvelle fois sa peau.

Encore une fois, L.S Hilton nous fait voyager dans toute l'Europe. Il semble que Judith se soit un peu calmé malgré tout dans ce tome. Fini ou presque les parties de jambes en l'air et les soirées olé olé. Nous apprenons à découvrir un peu plus le personnage de Judith dans cette histoire. Son passé refait surface et je peux vous dire que j'ai eu beaucoup d'empathie pour elle en connaissant une partie de son passé.

Moi qui aime l'histoire de l'art et la peinture j'ai été ravie d'apprendre des choses sur certains peintres. Mais petit bémol parfois je trouve que c'était trop et j'ai passé certains passages que je trouvais inutile à l'histoire. J'ai trouvé aussi certaines longueurs dans les descriptions. Je ne vois pas ce qu'apporte à l'histoire de savoir qu'elle était habillée de telle façon, portait telles ou telles marques etc.
J'ai été moins emporté par ce second opus, je n'avais pas forcément envie de me jeter sur le livre dès que j'avais un peu de temps pour lire. Toutefois la fin en cliffhanger nous donne quand même envie de lire la suite et de découvrir ce qu'il va arriver à Judith.
C'est donc un avis mitigé qui ressort de cette lecture. Mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir lire le dernier opus ;-)