dimanche 28 avril 2019

Surface d'Olivier Norek - Editions Michel Lafon

**** Chronique de Jess ****



Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture. 

Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier... Comment se reconstruire dans de telles conditions ? 
Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier...



Les livres d'Olivier Norek sont toujours attendus avec impatience chez moi. 
Et comme d'habitude dès les premières lignes je suis happée dans l'histoire. Cette histoire c'est avant tout celle de Noémie Chastain, qui lors d'une interpellation se prend un coup de fusil en pleine face. Comment se remettre psychologiquement quand nous avons une gueule cassée, que tous les autres ne voient que ça. Et surtout comment se remettre quand notre hiérarchie nous met au placard. C'est ce qui va donc arriver à Noémie, qui va être muté pour un mois à Avalone pour auditer le commissariat et voir s'ils vont le fermer définitivement ou pas. Pour Noémie, c'est un coup dur mais elle n'a pas vraiment le choix. 
Surtout qu'elle ne verra plus Adriel, son mec qui s'est défilé suite à son accident.

Pour Noémie, c'est juste un mois, et ensuite elle retournera au 36. Mais c'était sans compter un squelette d'enfant qui est découvert dans le lac artificiel d'Avalone. Un squelette qui date de 25 ans et qui promet un cold case hors norme. 
Noémie va se créer une nouvelle équipe sur place et enquêter pour découvrir les secrets que cachent Avalone et son village englouti.
Il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose dans ce coin de la France, et qu'à part une histoire d'enfants disparus il y a 25 ans, rien de particulier ne s'est produit depuis. 
Pour son directeur à Paris, cette affaire est une bonne occasion pour trouver une excuse et la mettre encore plus au placard. Pour Noémie, c'est une affaire qui lui permettra de rebondir. 

Olivier Norek a décidé de changer de lieu et du coup de nous offrir un polar différent de ce dont il nous a habitué auparavant. Toujours pas de retour de Coste. Mais il a créé un nouveau personnage très fort, celui de Noémie. Je dirais même que l'enquête est secondaire tant ce personnage prend de la place. Mais ne vous inquiétez pas car il y a bien une enquête de police mais rien de bien spectaculaire ni d'original lorsqu'on connaît le dénouement. Il y a quand même quelques rebondissements intéressants, et un rythme qui va s'accélérer au fur et à mesure que Noémie va résoudre l'enquête. 
Le style de Norek est toujours autant addictif, les personnages toujours parfaitement travaillés, que ce soit son personnage principal ou les secondaires.

Et puis chose marrante, c'est la deuxième fois en peu de temps que je lis un livre qui parle d'un village englouti sous les eaux (le précédent était celui de Sonja Delzongle, Cataractes). Et cette petite particularité m'a vraiment plu et je ne sais pas si c'est vrai mais si c'était le cas je serais curieuse de voir à quoi ça ressemble. 

En bref j'ai passé un très bon moment de lecture avec le nouveau polar d'Olivier Norek et j'aimerais vraiment retrouver Noémie Chastain dans de nouvelles enquêtes. 


Mes autres chroniques :


samedi 27 avril 2019

Dans ton silence d'Alex Michaelides - Editions Calmann-Levy

**** Chronique de Jess ****



Alice Berenson est une jeune peintre britannique très en vogue qui vit dans une sublime maison aux alentours de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Mais dès la première scène, le portrait de famille s'effondre : Alice est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang, devant son mari, ligoté et défiguré par des coups de couteaux fatals. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, ni devant la presse qui la diabolise aussitôt, ni au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.



Six ans plus tard, le docteur Theo Farber, jeune psychiatre ambitieux, n'a qu'une obsession : parvenir à refaire parler Alice afin de pouvoir écrire un livre à succès sur son cas. Lorsque Theo apprend qu'une place se libère dans la clinique d'Alice, il fonce, et se fait embaucher. Quel choc pour lui de découvrir la si jolie peintre dans un tel état de laisser-aller et d'hébétude, elle est bourrée de calmants. Tout en baissant progressivement ses doses, il entame une série de face-à-face glaçants dans l'espoir de lui extirper un mot. Alors qu'il commence à perdre espoir, Alice s'anime soudain, mais sa réaction est tout sauf ce qu'il attendait. En parallèle, nous rencontrons l'Alice d'avant le drame, grâce aux pages de son carnet intime. Nous découvrons une jeune artiste très touchante, éperdument amoureuse de Gabriel, mais meurtrie par une panne d'inspiration, et inquiète par une présence qu'elle sent autour de la maison, quand Gabriel n'est pas là.





Je lis ce livre grâce à l'avis de ma belle-sœur (son avis ici) qui était tellement élogieux que je n'ai pas pu m'abstenir bien longtemps. Mais après une centaine de pages je dois avouer que je n'avais pas trop compris son engouement. Mais j'ai insisté et la magie a opéré....
Il y a donc des histoires qu'on lit et où on se demande tout du long où l'auteur veut en venir. Et une fois arrivé au dénouement on se prend une baffe magistrale et on se dit merde comment je n' ai pas pu voir ça plus tôt. C'est tout à fait ce qui m'est arrivé avec ce livre.

Alicia Berenson est internée en psychiatrie suite au meurtre de son mari. Elle n'a jamais dit le moindre mot sur son acte et est muette depuis que les policiers l'ont découverte hagarde auprès du corps de son mari. Pour eux il ne fait aucun doute qu'elle est coupable. 
Six ans après le meurtre, Théo Farber, psychothérapeute, vient d'être embauché a Brove, l'hôpital où est internée Alicia. Il est passionné par cette patiente depuis le meurtre et veut pouvoir être la personne qui fera parler Alicia.

Rien de particulier dans l'histoire donc. J'ai trouvé les 3/4 un peu longuet. L'histoire est du point de vue de Théo et il nous raconte les séances avec Alicia, son enquête personnelle auprès des proches de cette dernière pour essayer de comprendre son geste. Il nous raconte également sa vie personnelle notamment sa vie de couple avec sa femme. 
Nous avons aussi certains chapitres avec le journal d'Alicia. Qui retrace les quelques mois avant le drame et qui nous feront comprendre certaines choses. 

La psychologie de cette histoire est parfaite, et l'auteur avait plutôt intérêt étant donné le scénario. Comme je le disais au début de mon article, je ne comprenais pas l'engouement de certains lecteurs pour ce roman et puis tout s'est expliqué à la fin. S'il n'y avait pas eu cette fin époustouflante je vous aurais dit que mon avis était mitigé, mais là l'auteur a changé la donne et m'a retourné le cerveau. Ce final est le bouquet final d'un feu d'artifice !
Je sais qu'il n'est pas forcément bien de comparer des livres avec d'autres auteurs, mais celui-ci vaut certains Bussi qui sont excellents dans les twists finaux.

Faites comme moi lisez ce livre et comme moi faites vous berner.


mercredi 17 avril 2019

Les couleurs de la vie de Lorraine Fouchet - Editions Livre de Poche

**** Chronique de Jess ****


Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D'autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n'est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d'une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort. Ce jeune homme est-il un escroc, ou ses intentions sont-elles sincères ? Et pourquoi Gilonne, qui n'est pourtant pas sénile, le fait-elle passer pour son fils ? Guidée par sa curiosité et son attachement pour ces deux être cabossés par la vie, Kim se lance dans une enquête, afin de démêler le vrai du faux, et de faire la lumière sur la personnalité du « vrai » Côme, disparu dans des circonstances mystérieuses.


Lecture plaisir, et changement de registre avec un roman feel-good. Je ne connaissais pas encore les romans de Lorraine Fouchet, c'est maintenant chose faite.

Kim décide de quitter son île bretonne, pour se remettre du suicide de sa grand-mère. Pour ça, elle part à Antibes pour s'occuper d'une personne âgée, Gilonne. Elle est embauchée pour un mois par le fils de Gilonne afin de remplacer l'aide médicale de sa mère. Mais peu de temps après son arrivée elle va apprendre par hasard que le fils de Gilonne est décédé deux ans plus tôt. Qui se cache derrière le faux fils de Gilonne? Qui est-il? Que cherche-t-il?

J'ai passé un très bon moment de lecture avec Kim. J'ai aimé connaître ses états d'âme, sa recherche personnelle sur le décès de sa grand-mère. J'ai aimé la relation qu'elle entretien avec Gilonne. 
Gilonne est un personnage haut en couleur. Issue de la noblesse, elle a vécu mille vies. 
Le style de l'auteure est très agréable. Elle nous offre un roman rafraîchissant, qui nous fait passer un bon moment. 
J'ai aimé qu'elle donne vie à certains objets du quotidien. Notamment le Frigo ou le Miroir. C'est une idée originale. 
Et puis la petite enquête de Kim donne un peu de suspens à cette histoire, un peu de piquant. On a envie de connaître la vérité. 
Nous avons aussi des chapitres qui nous raconte la vie d'un petit garçon. Nous ne savons pas qui il est, et ce qu'il vient faire dans l'histoire de Kim. J'avais un petit doute mais j'ai attendu patiemment pour être sûre de moi. 

Ce roman m'a fait penser aux romans de Sophie Tal Men (qui se passent en Bretagne) et aussi aux romans de Virginie Grimaldi. Deux auteures que j'affectionne et dont j'adore les romans. Je lirais d'autres romans de Lorraine Fouchet, car en pause polar ils sont d'excellents choix de lecture.

lundi 15 avril 2019

L'enfant de Garland Road de Pierre Simenon - Editions Plon

**** Chronique de Jess ****

Kevin O'Hagan a 63 ans. Écrivain raté et veuf torturé par les affres toxiques d'un mariage déchu et d'un amour devenu haine que même la mort n'a pas réussi à éteindre, il vit retiré du monde, sans espoir ni recours, dans les collines boisées du Vermont. Alors qu'il tente sans succès d'en finir avec l'existence, il devient malgré lui le tuteur de David, son neveu de 10 ans, qui vient de perdre ses parents dans des circonstances aussi brutales que mystérieuses.

Au fil des jours se tissent des liens d'affection et de complicité entre le vieil homme et l'enfant, leur permettant à tous deux de lentement reprendre goût à la vie. Mais juste au moment où Kevin se met à espérer d'avoir enfin trouvé l'antidote au poison qui ronge son âme, la tragédie frappe à nouveau sans crier gare : un après-midi, David disparaît de son école, enlevé par un dangereux pervers. Pour le sauver de supplices innommables, Kevin se lance alors dans une traque effrénée qui exigera de lui toutes ses ressources et tout son courage. Sachant bien que, cette fois, il n'a pas droit à l'échec, et que tout se jouera sans merci ni pardon.


Encore un auteur que je découvre et dont je ne regrette absolument pas la lecture.
Le résumé m'avait plu, et je suis rentrée directement dans cette histoire.
L'histoire de Kevin, la soixantaine, qui ne s'est toujours pas remis de la mort de son épouse 12 ans plus tôt.
Il n'a plus goût à la vie, et n'arrive même pas à en finir. Un soir, sa belle-mère l'appelle pour lui annoncer le décès de sa belle-sœur et de son beau-frère. Ils laissent derrière eux leur fils David, 10 ans. Ses beaux-parents étant trop vieux pour s'occuper de l'éducation d'un jeune enfant, ils demandent à Kevin de devenir son tuteur. Ce dernier accepte et va apprendre à revivre avec ce jeune garçon que la vie n'a pas épargné.
Mais tout ne va pas se passer comme prévu, et il semblerait qu'un danger rôde autour de cette nouvelle famille.

Kevin va nous raconter sa vie d'avant avec son épouse quand elle était encore en vie. Il va revenir sur les temps forts de leur mariage. J'ai beaucoup aimé ces retours en arrière. J'en ai que plus apprécié le personnage de Kevin. Cette homme qui a vécu une vie pas toujours joyeuse, mais qui a réussi à maintenir le cap et  a élevé sa fille Nora avec brio.
Et j'ai aimé la relation quasi père-fils qu'il va entretenir avec David.
Et puis j'ai été totalement absorbé par l'intrigue. L'auteur a réussi à me faire douter plusieurs fois, à imaginer des scénarios les plus horribles. Il a insinué le doute en moi. Et certaines scènes sont tous simplement horribles. L'auteur ne nous épargnera pas.
Chaque personnage est particulier dans cette histoire. Fran, la meilleure amie de Kevin, est un personnage qui m'a énormément plu. Tout comme David, un enfant tout bonnement incroyable.
Ce roman est un mélange des genres. L'auteur allie psychologie, polar, et thriller. Le rythme sera parfois lent, l'intrigue prenant le temps de se mettre en place, et parfois plus rapide. Un peu comme un cheval lancé dans son élan, passant du pas, au trot, pour finir au galop grâce à un enchaînement d'événements qui vont accélérer le rythme. Les chapitres sont courts, une lecture rapide, un vrai page-turner.
J'ai aussi particulièrement aimé les descriptions magnifiques du Vermont.
J'ai vraiment adoré cet bouquin. Un auteur dont je retiendrais le nom.

samedi 13 avril 2019

Cataractes de Sonja Delzongles - Editions Denoël

**** Chronique de Jess ****


Jan Kosta a été sauvé à l'âge de 3 ans d'un glissement de terrain dans lequel sa famille et la majorité des habitants de son village des Balkans ont péri. Depuis, il est devenu hydrogéologue. Un ami d'enfance le prévient d'événements étranges dans la centrale qui vient d'être construite en aval du village de son enfance, alors qu'il est tourmenté par un cauchemar récurrent où il étouffe enseveli. 


Chez moi, les livres de Sonja sont attendus avec une grande impatience. Pour l'instant ils ont tous été des coups de cœur (retrouvez mes autres chroniques en fin d'article).
Sonja a l'habitude de nous faire voyager avec ses polars et cette fois elle nous embarque en Serbie. 
Je dois avouer que j'ai mis quelques chapitres à rentrer dans l'histoire voir même attendu le dernier tiers du livre pour être enfin dans l'intrigue.

Jan Kosta est un survivant. A l'âge de 3 ans il a survécu à un glissement de terrain qui a ravagé tout son village et lui a pris quasiment toute sa famille. 40 ans après il est toujours hanté par cette catastrophe. Un de ses anciens ami, Vladimir, débarque à Dubaï où Jan vit, pour lui demander de faire une expertise de la centrale hydraulique bâtie sur les hauteurs de son ancien village. Des événements étranges ont été constaté et il aimerait l'avis de Kosta. 
Pour Kosta qui n'a plus jamais remis les pieds là-bas le voyage est rude. Une fois arrivé sur place il va partir avec une journaliste Marija pour retrouver la source mère et y faire des prélèvements. Mais tout ne va pas se dérouler comme prévu.
Et à la centrale hydraulique, les meurtres vont s'enchaîner. 


J'ai trouvé le style de Sonja très différent de ses autres romans. J'ai été un peu perdu avec le grand nombre de protagonistes et les noms serbes n'ont pas aidé ma mémoire de poisson rouge à retenir et intégrer tout le monde. J'ai du parfois réfléchir plusieurs minutes pour remettre un personnage dans son contexte. 
L'histoire en elle-même est bien pensée, mais je ne suis pas sûre d'avoir tout compris du dénouement de l'histoire. 
Le dépaysement est total, l'immersion dans les montagnes serbes est très bien décrite. On sent l'amour que Sonja peut avoir envers ce pays. D'ailleurs j'ai eu l'impression que les montagnes serbes étaient des personnages entiers du roman. 
L'eau et la nature ont aussi une part importante dans l'histoire. La nature nous rappelle tous les jours qu'elle est plus forte que nous, et Sonja nous le rappelle dans son roman.
Elle cherche encore loin dans les tréfonds du mal, et surtout analyse ce qui fait qu'un homme bascule du côté obscur. Elle reviendra aussi sur les conflits serbo-croate qui il faut le rappeler a été particulièrement horrible. 

Je ne pourrais pas vous dire si j'ai aimé ou non cette histoire. Ce ne sera définitivement pas un coup de cœur comme les autres romans de Sonja. Petite déception donc qui reste très personnelle. Je suis sûre que ce polar ravira d'autres lecteurs. Mais bon une petite déception sur tous les polars de Sonja ne m'empêchera pas de continuer à lire ses histoires.  



Mes autres chroniques :



vendredi 12 avril 2019

Tel est pris qui croyait pendre de Cicéron Angledroit - Editions Palémon


**** Chronique de Jess ****


Quand Cicéron et sa bande quittent le Val de Marne pour la Bretagne. Tout part d'un pendu et d'un tué par balle, assassinés à Vitry, et qui s'avèrent avoir de fortes accointances bretonnes, notamment entre Combrit, Quimper et Concarneau, le triangle des emmerdes dures. Nos enquêteurs dépaysés vont devoir fouiner dans une conserverie de la zone portuaire Concarnoise, où leur flair ne décèlera pas que des odeurs de bulots. Bottes aux pieds, la fine équipe se jette à l'eau.


Amis Bretons, nous voilà ! 



J'avais besoin d'un polar un peu plus léger car j'ai eu du mal avec mes précédentes lectures. J'ai donc choisi un polar de Cicéron Angledroit. J'avais beaucoup aimé le premier de la série Soit zen et tue le (mon avis ici). Je passe donc du premier au dernier. Il faudra que je lise toute la série car j'aime vraiment beaucoup le personnage de Cicéron.
Mais si vous vous voulez commencer par celui-ci aucun problème car l'auteur nous fait un petit résumé en début de livre avec une présentation de tous les personnages. 

Le petit plus dans les polars de Cicéron sont ses personnages. J'avais déjà remarqué ce point dans ma précédente lecture et je confirme mon ressenti avec Tel est pris qui croyait pendre. J'aime les polars qui me font marrer et Cicéron fait partie de la petite caste des auteurs de polars qui allie humour et polar. 
Car il y a quand même une enquête. Tout commence par l'assassinat déguisé en suicide de Léo Coeurmarie, un ami de Cicéron, qui est aussi une connaissance de la bande et du commissaire. Ce dernier va donc lui demander d'enquêter discrètement surtout qu'un autre mort est retrouvé le lendemain et qu'il semblerait qu'il y ait un lien entre eux. 

Avec sa bande, René et Momo, et épaulé par Vaness', la fliquette qui est aussi sa maîtresse, ils vont partir enquêter en Bretagne. Pour nos quatre compères cette petite virée en Bretagne à comme des airs de vacances. Ils vont profiter de leur temps sur place pour découvrir les beautés de la Bretagne et déguster les différentes gastronomies locales. 
L'enquête va suivre son cours et j'ai quand même eu l'impression que Cicé s'est un peu laissé porter par Vaness' et ses compères dans cette enquête. Malgré tout ils réussiront à trouver le fin mot de l'histoire et arrêter le coupable de cette drôle d'énigme.

J'ai passé un excellent moment avec ce polar humoristique. J'ai ri, j'ai souri en lisant certains passages. Une lecture quasi d'une traite une fois de plus. Mon premier avis se confirme j'adore la plume de Cicéron Angledroit. 
Donc si vous aussi vous aimez les polars qui vous font rire, avec un humour sans vulgarité je vous conseille grandement ces polars ! 



mardi 9 avril 2019

Je maudis le jour de Anna-Véronique El Baze - Plon Editions

**** Chronique de Jess ****


Un polar sous tension, entre folie et désespoir.

Nicolaï Stefanovic a rendu les armes au Mali, la nuit du 16 mars 2013, dans une grotte de l'enfer rocheux de l'Idrar des Ifoghas. La vie du fier légionnaire avait basculé et la France l'avait décoré pour ça. Depuis, il erre, indifférent au monde. Il regarde sa vie lui échapper au rythme des voitures qui filent sur un quai de Seine. Depuis, c'est comme en prison, le froid, la faim et l'infini en plus.

Léa, divorcée, 39 ans, est libraire ; elle a le profil d'une femme terne sur lequel on ne se retourne pas. Sa came c'est le roman noir, celui qui lui procure l'adrénaline. La vraie vie, elle ne sait pas ; les autres, elle les évite. L'émotion, elle la tient à distance. Elle est aussi invisible et détachée de la réalité des hommes que l'est ce vagabond.

Ces deux êtres " sortis du cadre " se croisent. Ils se voient, se parlent, se bousculent. Chacun redonne un semblant de sens à l'existence de l'autre.
Léa a pris les armes ; le légionnaire se donne une mission. La sauver de la folie. Mais Léa veut l'aimer, l'entraîner dans son monde, celui de l'autre Léa.
Ils ont en commun cette déchirure qui permet de commettre le pire au nom du meilleur.
La confrontation est au bout du chemin. Lequel des deux vaincra ?





Dans ce polar, pas de recherche du meurtrier car dès les premières lignes nous savons que c'est Léa qui est pris dans une folie meurtrière. Drôle de personnage que celui de Léa. Léa Gillet, libraire sans problème cache une autre face, celle de Léa Zemar, fille d'un mafieux à qui rien ne fait peur. Et gare à celui qui la fera souffrir. 

Ce personnage est complexe, sa folie ou plutôt sa schizophrénie est vraiment très bien décrite par l'auteure. Nous rentrons dans sa tête pour découvrir les méandres de sa folie. 


Patrick Revel, est flic au 36 il va enquêter sur la série de meurtres que tout le monde a surnommé "sniper au 22". Pour lui il ne fait aucun doute que Léa est coupable. Mais il est le seul à croire à cette hypothèse. Il faut dire que ces deux là ont un passif. Il y a d'ailleurs eu un autre polar de l'auteure avant celui-ci qui reprend les mêmes personnages. J'avais peur d'être un peu paumée mais il y a assez de retours en arrière pour comprendre ce qu'il se passe.


Et puis il y a Nicolaï, un ancien légionnaire devenu SDF. Il a vécu des choses assez dures pendant une mission au Mali et a décidé de tout abandonner pour vivre dans la rue. Pour lui la rue va lui servir de repentir à ce qu'il a pu faire lors de sa dernière mission. Il va croiser la route de Léa et ces deux là vont créer un lien improbable. 


Roman noir, sur les méandres de la folie humaine. Pas de rythme haletant, ni de course poursuite effrénée dans ce polar. Le style est beau, la psychologie des personnages exacerbée. La fin laisse envisagée une suite j'ai l'impression. Et si c'est le cas je serais curieuse de la lire. Mais s'il n'y a pas de suite j'aurais un sentiment mitigé et la frustration de ne pas avoir eu une fin plus aboutie. 
Un roman court qui ne vous laissera pas indifférent.

Je remercie les Editions Plon pour cette découverte.


samedi 6 avril 2019

La maison des oubliés de Peter James - Editions Fleuve Noir

**** Chronique de Jess ****



Le déménagement dans ce manoir charmant, en haut de la colline, devait être le point de départ pour une nouvelle vie. Après des années passées dans la banlieue de Brighton, Ollie Harcourt ne pouvait rêver mieux qu'une existence paisible à la campagne. Le reste de la famille suit d'un pas hésitant, mais ne rechigne pas pour autant à cette nouvelle aventure.

Cependant, peu après leur installation, des scènes étranges se déroulent dans la maison.

Des ombres apparaissent, les animaux domestiques se comportent de manière bizarre et plusieurs accidents, plus déroutants les uns que les autres, ont lieu.
Bientôt, Ollie n'a plus de doute : leur présence n'est pas vraiment souhaitée. Quelqu'un semble même prêt à tout pour les expulser de là à n'importe quel prix.



Quand j'ai lu le résumé de ce livre, il m'a tout de suite donné envie. Je ne connaissais pas du tout les écrits de Peter James, c'est donc une découverte pour moi. 
Et puis j'avais envie de changer un peu de style, et de lire une histoire qui allait me faire un peu flipper. J'aime beaucoup les histoires de maison hantée mais en général je les déguste en films ou en séries, rarement en livre. 

J'aime les histoires qui vous harponne dès le premier chapitre et c'est le cas de ce livre. Ce premier chapitre va donner le ton à toute l'histoire. 

Vous voulez avoir peur ? Alors je vous conseille de déménager le temps de votre lecture à Cold Hill. 
Oliver, Caro et leur fille de 12 ans Jade décident de quitter la ville pour emménager dans un vieux manoir délabré à Cold Hill. Les travaux ne leur font pas peur et ils aiment le challenge de retaper de vieille maison. Mais pour le coup ils ont un peu sous-estimé l'ampleur de la tâche qui les attend. Et puis des apparitions étranges vont commencer à troubler le quotidien de la famille. 

L'atmosphère qui se dégage de ce livre est tout simplement glaçante. L'auteur nous dépeint la vie et les problèmes de la famille de façon très visuel. J'ai eu l'impression de regarder un bon film sur le paranormal. J'ai imaginé ce vieux manoir tout décrépis. Je me suis vue passer une nuit dans une des nombreuses chambres. Et je me suis demandée qui pouvait être aussi fou pour acheter une ruine pareille et rester après les premiers signes bizarres qui font leur apparition. 
Les différentes apparitions et l'angoisse de la famille va monter crescendo. Les chapitres sont courts, pas de temps mort, le rythme s'accélère au fur et à mesure qu'on arrive sur la fin. 
J'ai dévoré ce livre en deux petites journées, cette histoire est vraiment haletante.
Peut-être que certains trouveront cette histoire clichée mais personnellement je suis bon public et j'ai adoré ce bouquin.

Un conseil de lecture : lisez ce livre le soir dans votre chambre sans bruit et vos sens seront décuplés par cette lecture angoissante. 


jeudi 4 avril 2019

Vraie folie de Linwood Barclay - Editions Belfond

**** Chronique de Jess ****


A priori, c’est un samedi matin qui commence comme tous les autres à Promise Falls. Mais soudain, une sirène d’ambulance, puis deux, puis trois ; et la panique, des gens inanimés dans leur cuisine, sur le pas de leur porte, dans la rue. Des morts, aussi.
L’eau est empoisonnée. Drame sanitaire ou crime de masse ? Pour l’inspecteur Barry Duckworth, la réponse ne fait aucun doute : vingt-trois victimes, un 23 mai…
Et un premier message découvert en ville annonce que le responsable ne compte pas s’arrêter là : « Je vais donner à cette ville une leçon qu’elle n’est pas près d’oublier. »
L’insaisissable meurtrier fanatique du nombre 23 est de retour. L’heure est venue pour l’inspecteur Duckworth et le privé Weaver d’unir leurs forces dans cette mortelle course contre la montre…

Intoxication meurtrière, disparitions inquiétantes, machination barbare… Et ce tueur fanatique du nombre 23 qui sème toujours la terreur. Après Fausses promesses et Faux amis, Linwood Barclay livre un final en beauté pour clore la trilogie consacrée à la petite ville (pas si) tranquille de Promise Falls.





Voici enfin le tome 3 d'une trilogie complètement addictive. D'entrée de jeux ce dernier opus commence très fort. La plupart des habitants se réveillent et commencent à se sentir mal. Les ambulances et l'hôpital sont vite surchargés et dépassés suite aux nombreuses personnes qui se présentent. Le pronostic vital est quasiment engagé pour chacun. Et l'on ne tarde pas à comprendre que l'eau du robinet a été empoissonné. 
Barry Duckworth ne sait plus où donner de la tête avec cette catastrophe. S'en est trop pour lui qui doit encore trouver un coupable dans l'attentat du Drive in et trouver le meurtrier de Rosemary Gaynor et Olivia Fischer. Et par dessus tout ça, Lorraine, une étudiante du campus vient d'être retrouvée éventrée comme Rosemary et Olivia. Pour Barry il ne fait plus l'ombre d'un doute qu'un seul et même tueur sévit à Promise Falls mais est-il aussi coupable des autres événements mettant en scène le fameux nombre 23?
D'un autre côté David Hardwood recherche Sam et son fils qui se sont mystérieusement envolés. Où sont-il ? Qu'est-ce qui les a poussé à fuir?

Ce dernier opus -  enfin j'ai comme un doute en finissant à savoir s'il ne va pas avoir un autre tome car la fin nous laisse encore quelques interrogations sur certains points - est tout simplement prenant.
Le suspens est au rendez-vous, Linwood Barclay ne nous laisse pas une seconde de répit. Roman choral toujours, les chapitres s'enchaînent donnant la parole à chacun des protagonistes et donnant à la lecture un côté addictif. Nous avons vite envie de lire les prochains chapitres pour revenir à ceux qu'on vient de finir pour connaître la suite des événements.
L'auteur fait tout pour qu'on émette des hypothèses sur qui est coupable des faits. J'ai bien sûr tenté de trouver moi aussi le coupable en me plantant dans les grandes lignes.
Chaque personnage est dans la ligne de mire, que ce soit Randall Finley qui grâce à la catastrophe se fait bien voir en donnant de l'eau de sa propre production aux habitants de la ville et gagne des voix pour l'élection de Maire. Victor Rooney, le fiancé d'Olivia Fisher qui en veut à la ville entière de n'avoir rien fait pour tenter de sauver cette dernière.
Une fin qui nous laisse bouche bée mais comme je le disais plus haut, il me manque encore quelques point à éclaircir sur certaines situations. Après c'est peut-être un choix de l'auteur, qui nous laisse imaginer le reste.

Une excellente série policière en tout cas qui m'a fait passée un excellent moment de lecture.

Retrouvez mes chroniques sur les deux précédents tomes :

Fausses promesses

Faux amis


mercredi 3 avril 2019

Raisons obscures d'Amélie Antoine - Editions XO

**** Chronique de Jess ****



Deux familles ordinaires à l'heure de la rentrée scolaire. Deux familles où chacun masque et tait les problèmes pour ne pas inquiéter les autres. 
Chez les Kessler, la mère a retrouvé son premier amour. 
Chez les Mariani, le père est mis à l'écart dans son entreprise.


Deux familles où règnent les secrets. 

Deux familles où, en apparence, tout va bien. Jusqu'à ce que tout déraille. Pour des raisons obscures.


Amélie a un don, celui de traiter de divers sujets avec subtilité et réalisme. Depuis maintenant 3 ans que j'ai découvert ses livres, j'ai toujours eu énormément de plaisir à les lire. Ils sont tous des coups de cœur et Raisons obscures ne déroge pas à la règle. 
Cette fois, Amélie nous parle d'un sujet qui est très sensible chez moi, mais connaissant les écrits d'Amélie je savais qu'il serait traité avec justesse. Elle a déjà traité des sujets tels que la fécondité, les attentats, la TV réalité.

C'est l'histoire de deux familles, les Kessler et les Mariani. Nous allons être témoin de leurs vies, de leurs secrets. Nous serons en immersion totale dans leur quotidien. Le prologue commence en juin 2017, une femme décroche son téléphone et un policier lui demande de venir au commissariat. Nous n'en saurons pas plus, surtout nous ne saurons pas de quelle mère il s'agit. Et puis nous remontons le temps, en septembre 2016. Nous alternerons avec un chapitre par famille. Cette façon d'amener l'histoire de la sorte fait qu'on ne peut que tourner les pages et lire les chapitres rapidement pour connaître la suite.
Nous pouvons nous retrouver dans chaque famille. Chacun vit son train train, avec ses problèmes quotidiens, la gestion des enfants qui quitte petit à petit l'enfance.
Et puis arrive la fin de la 1ère partie et là on se dit "merde non je veux savoir". J'ai failli aller à la fin du livre pour savoir ce qui avait pu se passer, et puis je me suis dit non Jessica ne gâche pas tout en faisant ça. Amélie joue donc avec mes nerfs.
Et rebelote nous replongeons dans le passé mais cette fois-ci avec un autre point de vue. Bien joué, je pense que si j'avais voulu j'aurais lu toute la nuit pour pouvoir vite connaître le fin mot de l'histoire.

Les personnages sont décortiqués, nous connaissons tout d'eux, leurs secrets, leurs manies, leurs vies. La psychologie est à son paroxysme, tout est vraiment très bien décrit. La description des sentiments est vraie, brute, sans censure. J'ai lu certains passages et j'ai fait un bond dans mon propre passé, à croire qu'Amélie avait vécu avec moi une partie de ma jeunesse. Elle a su se mettre à la fois à la place du bourreau et de la victime. Chose que je trouve particulièrement extraordinaire.
J'ai ressenti de la haine pure pour un des personnages et pour l'absence de réaction de certains autres.
Cette histoire m'a chamboulé aussi dans mon cœur de mère, j'espère de tout mon cœur que jamais aucun de mes enfants ne vivra ça. Que ce soit d'un côté ou de l'autre.
J'espère surtout que ce roman fera réagir face à un problème de société réel et trop peu pris au sérieux à mon goût.

Un roman à lire de toute urgence, un livre qui vous tord les tripes. Une histoire qui restera gravée au fond de vous je peux vous l'assurer. Pour moi il ne fait plus aucun doute qu'Amélie fait partie des grands auteurs de sa génération et qu'elle n'a plus rien à prouver depuis longtemps. 

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Sous son autre pseudonyme


mardi 2 avril 2019

Pour le bien de tous de Laurent Scalèse - Editions Belfond

**** Chronique de Jess ****


Sur une route de campagne, un homme est percuté par une voiture. Mort sur le coup, ce n'est pourtant pas la collision qui l'a tué mais les balles qu'il a reçues dans le dos. Si la victime n'a pas de nom ni de papiers, son identité semble précieuse, puisque le véhicule des pompes funèbres qui le transporte est braqué, et le corps enlevé... Les deux flics chargés de l'enquête forment le tandem le plus mal assorti de l'histoire de la police. Mélanie Legac est jeune, brillante, nerveuse. Le commandant Joseph Schneider a la soixantaine bien tapée, il ne peut plus courir après personne, et ce " croulant ", comme elle l'a baptisé, pourrait être son père. C'est la première fois qu'ils travaillent ensemble et ils vont vivre la pire affaire de leurs carrières. 


Je m'attendais à retrouver Samuel Moss dans le nouveau polar de Laurent et petite déception quand j'ai vu qu'il ne figurait pas dans Pour le bien de tous. (Retrouvez mon avis sur Je l'ai fait pour toi ici). Mais connaissant Laurent je me doutais qu'il allait trouver une très bonne alternative et c'est le cas avec deux flics que tout oppose ! Mélanie Legac, voit l'arrivée de son nouveau co-équipier d'un mauvais œil. Joseph Schneider a bientôt la soixantaine et n'est pas au mieux de sa forme. Et toutes ses petites manies vont vite taper sur les nerfs de Mélanie, mais elle n'a pas le choix elle doit le supporter et travailler avec lui. 
Ils vont enquêter sur un banal accident de la route qui finalement sera un meurtre. Je n'en dirais pas plus sur l'histoire. 

Laurent va se servir de cette histoire pour dénoncer divers problèmes de société actuels. La dépendance aux technologies, la sexualité, l'immigration, les groupuscules politiques d'extrême droite ou gauche. Certaines scènes vont refléter les sujets d'actualités qui peuvent fâcher. Les dialogues entre les personnages sont percutants dans leur envie de donner leur point de vue sur certains points. Chacun voudra avoir raison et essayera de convaincre l'autre. 
J'ai eu un petit coup de cœur pour le personnage de Joseph. J'ai trouvé une réelle empathie pour ce flic envers ses collègues, sa famille et les victimes. 

Le problème quand on lit beaucoup de polars et surtout beaucoup de nouveautés ce sont les sujets qui parfois se ressemblent et reviennent par vague. Ce polar reprend des sujets qui ont déjà été abordés. Je ne dirais pas lesquels pour ne pas vous spolier l'histoire. 
Mais les différents sujets sont très bien traités, le style de l'auteur est toujours addictif et l'on a qu'une envie c'est de connaître le fin mot de l'histoire. Sauf que pour moi le fin mot de l'histoire ne m'a pas mis une claque comme certains ont pu le ressentir. Peut-être en attendais-je trop. En fait je m'attendais à autre chose en ce qui concerne le pourquoi de ce polar. 

Alors je ne dirais pas que je n'ai pas aimé ce polar, car j'ai passé un très bon moment de lecture. L'enquête en elle-même est bien menée. J'aurai peut-être aimé quelques petits rebondissements. J'ai aimé aussi les petits clins d’œil à certains personnages de ses autres polars. Pas de fantastique dans celui-ci, histoire plus concrète, plus dans la réalité. Un polar sociétal je dirais qui fait aussi réfléchir sur certains problèmes d'actualité.  

Faites-vous votre idée de ce livre et lisez-le ;-)