lundi 17 septembre 2018

Mère toxique d'Alexandra Burt - Editions Denoël

4ème de couverture
De son enfance, Dahlia se souvient surtout de nuits dans des hôtels miteux et d'un quotidien chaotique à sillonner les routes du pays, au côté d'une mère complètement déjantée. Devenue adulte, Dahlia cherche désespérément à prendre le contre-pied de cette vie, mais son enfance clandestine et le mystère qui entoure sa naissance l'empêchent d'aller de l'avant. La jeune femme décide de se rendre auprès de sa mère à Aurora, petite ville poisseuse au beau milieu du Texas. Elle plonge alors dans le passé d'une femme au bord de la folie. Après une découverte macabre dans une ferme voisine, Dahlia comprend que certains secrets devraient rester enterrés à tout jamais...


Mon avis
Je remercie les éditions Denoël pour cette lecture.
Après une longue absence, Dalhia revient à Aurora où sa mère s'est définitivement installée. Elle veut éclaircir le mystère qui entoure sa naissance, les fuites incessantes en pleine nuit de motel en motel, de ville en ville, pourquoi elle n'a jamais été à l'école... Des mystères/secrets lourds à porter... Qu'est ce qui a poussé Memphis a fuir toute sa vie ? Que cache-t-elle à Dalhia ?
En parallèle, lors de son jogging matinal, Dalhia trébuche sur une fille à moitié enterrée et laissée pour morte. Qui est-elle ? Dalhia a-t-elle interrompu le travail du tueur ? Tant de questions que Dalhia décide de mener son enquête.
Nous suivons également l'histoire de Quinn qui est victime d'un atroce événement. 

"Mère toxique" est le second thriller d'Alexandra Burt. La couverture de ce livre est très intrigante mais celle-ci prend tout son sens lorsque notre lecture est terminée. Ce thriller n'est pas très original au niveau de l'histoire mais psychologiquement, c'est une totale réussite. L'ambiance est "toxique", étouffante, et tourne à la paranoïa. C'est sans conteste le point fort de ce roman. 

"Mère toxique" se partage entre quatre personnages : Quinn, Memphis, Dalhia et Aella (gitane/sorcière). Chaque chapitre donne la parole à un personnage. Les personnages les plus représentés sont essentiellement Memphis/Dalhia et Quinn de l'autre côté.
Nous suivons l'histoire de chaque personnage pas à pas, avec quelques flashbacks pour nous aider. J'ai été complètement happée par la première partie de ce livre car on sait que même si on ne voit pas tout de suite le lien, on se doute bien que quelque chose relie tous ces personnages. Malheureusement pour moi, à peine la moitié du livre passée, j'ai vite compris ce qui allait arriver.

La thématique psychologique nous fait naviguer aux frontières de la folie, à la folie pure. Une psychologie très fouillée qui porte remarquablement ce roman noir. Le travail de l'auteure sur ce thriller psychologique est considérable, dommage que je n'ai pas été surprise par quelques rebondissements, ce qui aurait pu remporter une totale adhésion de ma part.

C'est donc une lecture mitigée car j'ai adoré le travail fait sur la psychologie des personnages, l'ambiance,... mais j'ai été déçue de l'histoire pour laquelle j'ai trop vite compris la fin.

 # By Aurélie :)

vendredi 14 septembre 2018

Là où rien de meurt de Calderon et De Moras - Editions La bête noire

**** Chronique de Jess ****



Quand les morts reviennent pour résoudre les mystères des vivants... Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N'ayant plus rien écrit depuis, il s'apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d'Alexandre, un ami d'enfance. Très vite, l'enquête révèle que la victime n'est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s'innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l'étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces...


Tout commence à Nîmes pendant de violentes crues. La ville est sans dessus dessous. Paul est aussi tourmenté que la tempête qui règne sur la ville. Suite au décès prématuré de sa femme il n'est plus que l'ombre de lui-même et semble vouloir en finir une bonne fois pour toute. Mais l'apparition d'une femme dans le bar de son amie Ophélie va le chambouler. Et quand un cadavre est découvert dans son jardin et que Paul découvre que c'est son ami d'enfance, tout son passé va remonter à la surface. L'inspecteur Salinque va être appelé sur les lieux du drame, et pense tout de suite que ce n'est pas une noyade due à la tempête mais bien un meurtre. Il promet à Paul de le tenir au courant. Ce dernier va partir à la recherche du coupable et par la même occasion découvrir le destin d'une autre personne. 
Les auteurs nous emmène dans un véritable jeu de piste et nous font voyager entre la France et Prague. Paul va remonter les différentes pistes et tenter d'échapper à un triste sort.

J'ai été totalement happée par cette histoire peu commune. Les auteurs nous embarquent dans une histoire passionnante mêlant ésotérisme, alchimie, astronomie et mystère. 
C'est bien une des premières fois que je ressens autant les sentiments d'un personnage. Paul est à part, dévasté par le deuil et par la rancœur envers sa mère. Un homme blessé qui on espère pansera ses plaies et vivra enfin heureux.
J'ai aussi trouvé le personnage de Salinque différent des flics que l'on peut rencontrer dans la plupart des polars. Je l'ai trouvé touchant, sympathique, qui va tout mettre en œuvre pour trouver le meurtrier même si tous les indices tendent à penser que Paul est coupable. Salinque lui le voit plus en victime.

Il se dégage aussi une atmosphère particulière dans cette intrigue. La tempête, la pluie, le chaos qui en découle donne à l'histoire un petit côté authentique et flippant. Cela fait écho aux sentiments qui troublent Paul depuis quelques années.
Un livre qu'on ne peut pas poser, tellement prenant qu'on pourrait aller se cacher dans les toilettes pendant le travail pour pouvoir continuer à le lire. Il y a aussi un petit côté romantique qui m'a particulièrement plu. Pas de temps mort dans cette histoire, tout est mis en œuvre pour tenir le lecteur en haleine. Et la fin nous offre de belles surprises.
Je suis toujours interrogative sur le fait d'écrire un livre à 4 mains et je serais curieuse de savoir comment ils s'y sont pris. Dans tous les cas c'est un succès et un énorme coup de cœur. Je regrette de ne pas avoir lu et découvert cette petite pépite plus tôt. 
Foncez découvrir ce polar vous ne serez pas déçu une seule seconde! 

Nos adorables belles-filles de Aurélie Valognes - Editions Michel Lafon

**** Chronique de Jess ****



Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut :
Un père, despotique et égocentrique, Jacques.
Une mère, en rébellion après 40 ans de mariage, Martine.
Leurs fils. Matthieu éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants. Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps. Alexandre, rêveur mou du genou.
Et surtout. trois belles-filles délicieusement insupportables !
Stéphanie, mère poule angoissée. Laura, végétarienne angoissante. Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l'arrivée va déstabiliser l'équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d'une sagesse (bien à elle) à faire pâlir le Dalai Lama, et un chien qui s'invite dans la famille et dont personne ne veut.
Mélangez, laissez mijoter. et savourez !



Entre deux polars, je continue avec des lectures plus légères. J'avais beaucoup aimé Au petit bonheur la chance (ma chronique ici) j'ai donc continué dans ma lancée avec Nos adorables belles-filles

Jacques et Martine sont proches de la retraite. Tous les ans que ce soit pour Noël, les vacances de février et les vacances d'été ils se retrouvent avec leurs fils et leurs belles-filles pour passer un bon moment ensemble. Enfin, bon moment c'est vite dit! Jacques est un phénomène et passe son temps à faire des réflexions devant ses belles-filles. Pour lui c'est un jeu, et ce n'est pas méchant, mais les demoiselles ne le voit pas du même œil. Donc cette année Martine met les points sur les i, il faut qu'il se tienne à carreau car une petite nouvelle fait son entrée, Jeanne, la compagne de Nicolas. Il ne faudrait pas la faire fuir comme les précédentes.
Et puis Martine met également les choses au clair dans ce qu'il ne lui convient plus dans sa vie et dans son couple. Elle souhaite que Jacques lâche du lest au boulot et passe plus de temps avec elle. Car le temps passe vite et on ne sait pas ce que l'avenir réserve. 

Alors moi je n'aurais pas choisi un titre comme celui-ci. Car d'adorable j'en ai trouvé qu'une seule, Jeanne. C'est la petite dernière a rentrer dans cette famille de dingue. Il n'est pas facile de s'intégrer dans une famille qui a déjà ses défauts, ses petites manies, et surtout quand on n'est pas sûr que notre compagnon nous aime comme nous l'aimons. 
Les deux autres belles-filles, Laura et Stéphanie, sont deux pestes. L'une qui ne mange rien aux repas, qui impose ses règles alors que finalement elle ne les suit pas elle-même. Et l'autre, enceinte du 3ème enfant, qui fait passer ses hormones avant la politesse et flippe pour ses enfants à longueurs de journée.
Le personnage que j'ai le plus apprécié et qui m'a donné envie de le connaître en personne est Jacques. Je l'ai trouvé particulièrement attachant et drôle. J'aime beaucoup mon propre beau-père mais si je devais changer j'en voudrais bien un comme lui! Quant à Martine, c'est la belle-mère parfaite, qui fait tout pour que ses belles-filles se sentent bien et acceptent de revenir chez eux. 

Ce roman se dévore comme un paquet de bonbons acidulés et doux à la fois. C'est drôle, c'est frais. Un livre qui se lit tout seul et qui vide la tête. Si vous souhaitez une lecture légère je vous le conseille. Un bon petit livre à lire pendant les vacances au bord d'une piscine ou allonger sur la serviette de plage!
Il me reste maintenant à lire Mémé dans les orties et Minute papillon et je serais à jour ! 

jeudi 13 septembre 2018

Arcanes Médicis de Samuel Delage - Editions De Borée

**** Chronique de Jess ****


Alors que la quiétude règne sur la villa Médicis, un cadavre est découvert un matin dans l’'une des fontaines des jardins. Ce drame bouleverse les artistes pensionnaires et le personnel, d’'autant que la victime est le fils du directeur de ce lieu incontournable de l'art et de la culture. Dépêché sur place, le commissaire Castelli conclut rapidement à un homicide et ne tarde pas à découvrir que la victime entretenait des liens ambigus avec les résidents.


Premier livre que je lis de Samuel Delage et sûrement pas le dernier. Me voilà partie en Italie à la Villa Médicis où il se passe de drôles d'évènements. 
Valente Peyron, le fils du Directeur de la Villa est retrouvé mort et énuclé dans une des fontaines du parc. Le commissaire Castelli est nommé pour diriger l'enquête qui va lui donner du fil à retordre. 
Le Directeur devait organiser une grande exposition à la Villa mais les évènements font qu'il va demander de l'aide à Yvan Sauvage, un célèbre expert en art. Ce dernier va retrouver dans la Villa une personne qu'il connaît, Marion Evans. Ces deux là ont déjà vécu d'autres aventures. 
J'apprends à la fin de ma lecture que Marion et Yvan sont des personnages récurrents pour Samuel Delage. Mince j'ai raté les premières histoires de ces deux là. Il va falloir que j'y remédie car j'ai eu envie de connaître leur passé en lisant cette histoire.

J'ai été embarqué dans ce huis clos passionnant. Les lieux de l'enquête sont merveilleusement bien décrits et j'ai vécu en Italie le temps de ma lecture. Chaque personnage va être un suspect potentiel. On doute, on émet des hypothèses tout au long de la lecture pour essayer de mettre un nom sur le coupable. 
Des faits étranges vont avoir lieu, des résidents vont se faire cambrioler et des objets auxquels ils tiennent vont disparaître. Tous les personnages ont leurs petites manies d'artiste. Le personnel administratif peut aussi faire partie des suspects potentiels. Il y a un des personnages qui est particulièrement bien imagé, le secrétaire général. Un personnage complexe et très antipathique. Curieusement, c'est un personnage qui m'a marqué. 

Le style de l'auteur est fluide, les descriptions permettent à notre imagination de nous projeter dans cette Villa. L'histoire met un peu de temps à se mettre en place. La tension et le suspens vont monter crescendo. Les évènements vont s'enchaîner et le rythme va s'accélérer pour notre plus grand plaisir. Le passé de Yvan donne à l'enquête principal un plus non négligeable. On souhaite connaître le lien entre lui et ce qu'il se passe à la Villa Médicis.

Voici une très belle découverte. Depuis le temps que j'entends parler de Samuel Delage, je peux enfin dire que j'ai lu un de ses livres et ce premier essai m'a conquise. Je renouvellerai l'expérience pour me faire une idée définitive sur l'auteur. 
Si vous voulez lire un excellent huis clos dans un endroit magnifique, partez vous aussi en Italie découvrir cette histoire. 



lundi 10 septembre 2018

Canyon Creek de Alexis Aubenque - Edtions du Toucan

**** Chronique de Jess ****


Canyon Creek, petite ville tranquille de l'Ouest américain qui tient son nom du canyon qui la borde, est en proie à une succession de crimes de jeunes filles latino-américaines. La sergente Suzie McNeill est persuadée qu'il s agit d'un tueur en série, contrairement au chef de la police locale qui n'y voit qu'une simple coïncidence statistique.
Avec l'aide du lieutenant Jack Spencer, elle est prête à dépasser les limites du règlement pour prouver ses théories et arrêter le détraqué qui sévit dans sa ville. Mais c'est un but qui sera difficile à atteindre alors que revient dans sa vie Dale Turner, un homme au passé mystérieux, tout juste sorti du coma, amnésique après un accident étrange survenu un mois plus tôt..


J'avais une petite panne de lecture. Et dans ces cas là je prends dans ma bibliothèque une valeur sûre. Comme il me reste encore quelques livres de Alexis Aubenque j'ai décidé de lire Canyon Creek. Et encore une fois, c'est un très bon choix, car comme d'habitude dès les premières lignes je suis embarquée dans l'histoire.

Alexis aime nous emmener dans des petits bleds paumés des Etats-Unis dans ses polars. Celui-ci ne déroge pas à la règle et nous emmène au Colorado dans la petite ville de Canyon Creek. Ville sous l'autorité du Shérif McNeil qui veille au grain depuis des dizaines d'années. Le calme de Canyon Creek est bouleversé quand plusieurs jeunes femmes d'origine latino sont retrouvées violées et assassinées.
Les meurtres sont vites classés et personne ne voit de lien entre eux exceptée Suzie, la fille du Shérif qui est sergente au commissariat. Elle va faire équipe avec la brebis galeuse du commissariat pour retrouver le coupable des meurtres. 
Un autre fait divers a lieu. L'accident de Dale Turner, fiancée de la fille d'un ponte de la ville. Il se réveille complètement amnésique suite à une chute dans une ravine. Sa recherche du passé va lui faire découvrir de drôle de surprise sur sa vie. Personne ne le croit amnésique et plusieurs personnes vont lui montrer de l'animosité. Qu'a-t-il bien pu faire pour mériter tel traitement. 

Comme vous devez le savoir j'adore voyager dans mes lectures et être complètement immergée dans une histoire. Alexis Aubenque a le don de regrouper tout ça pour mon plus grand plaisir. Tous les ingrédients qui fait de ses polars des coups de cœur sont réunis. Des personnages attachants ou ignobles, des descriptions de paysages à couper le souffle, un suspens au rendez-vous, une fin improbable et pour couronner le tout une petite histoire d'amour ;-)
Le rythme est plus lent par rapport à ses dernières histoires mais ça n'a pas été pour me déplaire. L'enquête est fastidieuse et longue
Je suis contente qu'il me reste quelques livres de l'auteur dans ma bibliothèque. Je n'aurais pas à attendre les prochaines sorties pour satisfaire mon plaisir de découvrir les polars d'Alexis. 

Encore un coup de cœur pour ce polar. Je vous invite à découvrir cet auteur si vous ne le connaissez pas vous ne serez pas déçu une seule seconde. Vous pouvez retrouver mes avis sur ses autres polars sur le blog ;-)




jeudi 6 septembre 2018

Au petit bonheur la chance de Aurélie Valognes - Editions Mazarine

**** Chronique de Jess ****



Parce que derrière chaque imprévu de la vie,
se cache une chance d'être heureux !

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l'été. Pour toujours. Il n’'a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n'est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s'étonne de tout –, Jean et Lucette vont s'apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !


Premier roman de Aurélie Valognes que je lis et ce ne sera pas le dernier! Depuis le temps que je vois passer ses romans sur la Toile je me suis enfin décidée à lire un de ses romans.
Et quelle belle surprise que ce roman! J'aime les histoires simples qui laissent transparaître plein d'émotions. Et j'ai trouvé tout ça dans Au petit bonheur la chance. 

Quand sa mère réveille Jean en pleine nuit pour partir de chez eux, il se demande bien ce qu'il peut se passer. Ils arrivent chez mémé Lucette où sa mère le laisse pour les vacances d'été, le temps pour elle de trouver un travail et un logement sur Paris. 
Jean va passer son été à attendre sa maman et à essayer de se faire à la vie avec sa grand-mère. C'est qu'elle n'est pas très commode mémé Lucette. Elle qui passe son temps entre ses tricots, la messe et la visite quotidienne au cimetière, ne s'attendait pas du tout à devoir gérer un petit bonhomme plein de vie. Mais quand Jean se rend compte que sa mère ne reviendra pas tout de suite et qu'il devra rentrer à l'école à Grandville, il finit par se faire une raison. Nous allons donc suivre le quotidien de ce petit garçon. 

J'ai été très émue par cette lecture. Aurélie Valognes a très bien su restituer les années 70 dans son roman. J'ai beaucoup aimé les petits clins d'œil aux objets, ou marques qui sont apparus à cette période. Je suis pourtant née une dizaine d'années après mais j'ai souvent souri sur certains détails. 
Et puis comment ne pas aimer Jean, ce petit bonhomme de 6 ans qui se retrouve du jour au lendemain déposé comme un colis chez sa grand-mère. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai un fils du même âge mais j'ai été particulièrement touché par cette histoire. Surtout que comme Jean, j'avais une relation très forte avec ma grand-mère. Je n'ai par contre pas eu du tout d'empathie pour Marie, la mère de Jean. Je n'ai pas compris ses choix, ses aspirations. 

Mais dans ce récit, Aurélie Valognes dépeint aussi le quotidien des femmes à cette époque. Les différences entre les hommes et les femmes. Le rôle des femmes cantonnées à être mère au foyer et ne pas travailler. Le peu de choix qu'elles avaient surtout quand elles se retrouvaient enceinte. Et le risque qu'elles encouraient en se faisant avorter illégalement.

Un roman magnifique, attachant, plein de sentiments, de joie, de rire, de pleurs aussi. Je vais me pencher sérieusement sur les autres romans de Aurélie Valognes pour confirmer mon sentiment de lecture. 
Pour ce qui concerne celui-ci c'est un coup de cœur. 

mardi 4 septembre 2018

Maudite de Denis Zott - Editions Hugo Thriller

**** Chronique de Jess ****



Pour survivre, elle doit faire face à ses pires cauchemars.

" Marseille à feu et à sang dans un polar incandescent. " Hubert Artus
Marseille. En face du stade Vélodrome, le dixième étage des Mimosas est en flammes. C'est l'appartement de Tony Beretta, petit dealer mais légende parmi les supporters ultras de l'Ohème.
Une jeune femme, blessée, parvient à s'échapper du brasier. Luce, seize ans, une gueule d'ange, enceinte jusqu'aux yeux, n'est pas partie les mains vides : elle s'est enfuie avec l'argent et la drogue de Tony.

Et l'argent et la drogue, ça attire du monde. Canari, le flic pourri de la BAC. Les hommes de main de Tony. Ceux du Libyen, jeune caïd qui a pour ambition de renverser les anciens, tel le vieux Topin. Et même Yasmina, l'infirmière trop belle pour être innocente, qui veille sur Luce et ses jumeaux. Impossible, pour Luce, d'espérer se sortir seule de ce piège qu'est devenue sa ville.

Mais à qui faire confiance, et comment survivre et protéger ses bébés, quand sa propre mère dit d'elle qu'elle est maudite, et que son ange protecteur pourrait bien s'avérer être un démon ?
Pour trouver la lumière, Luce n'aura d'autre choix que de faire face à ses pires cauchemars.

J'ai commencé ce livre en me disant après quelques pages "Mais c'est quoi ce bouquin de dingue!" et je termine en me disant exactement la même chose. Alors de nouveau, je vais faire des comparaisons mais ce sera un gros compliment. Ce livre est un mélange entre Karine Giebel et Ghislain Gilberti. Giebel pour le glauque, le noir, le manque d'espoir, l'horreur à chaque page, et le Gilberti pour le côté drogue, cartel, flic pourri. 
Je pense que je n'ai jamais lu un livre pareil. De la première à la dernière page c'est un compilé de violence et d'horreur. Je me suis dit plusieurs fois "Mais pourquoi tant d'horreurs? Pourquoi il n'y a pas un peu de lumière dans cette histoire?"

Cette histoire, c'est celle de Luce, à peine 16 ans, enceinte jusqu'au cou de jumeaux. Le père, ou celui qui croit l'être c'est Tony un type d'une quarantaine d'années. C'est son ange, le Lybien, qui a demandé à Tony d'héberger Luce après l'incendie et la mort de son père adoptif. Mais un soir de match tout part en vrille. C'est un soir de grand match, l'OM rencontre le PSG. Pour Tony, il n'y a que l'OM qui compte et il ne faut surtout pas le faire chier un soir de match. Il lui a bien dit à Luce, pas un mouvement, pas un bruit, pas une parole ou il l'explose. Mais une envie pressante fait bouger Luce et une coupure de courant signe la fin de la partie et le début de l'enfer pour Luce. Et pour que quelqu'un lui vienne en aide, elle incendie l'appartement et vole le butin de Tony. 
Mais tout le monde va vouloir récupérer Luce et le butin.

Je n'ai jamais rencontré autant de pourritures dans un seul livre. Ils sont tous pourris jusqu'à la moelle. Que ce soit Luce, Tony, ou même le canari (flic à la BAC) et les autres flics, ils sont tous à mettre dans le même sac.
Quand on pense qu'il va y avoir un petit espoir et bien on se trompe et on se reprend un torrent de violence. Même les choses que vous ne pouviez imaginer vous saute à la gorge.

Je me suis dit parfois mais pourquoi écrire une horreur pareille et surtout pourquoi je continue ma lecture. L'auteur a transformé Marseille en champ de bataille. On se dit c'est trop, il ne peut pas se passer autant d'horreurs. Ce livre m'a dérangé au plus profond de moi. Et si c'était le but de l'auteur c'est un pari gagné. En ce qui concerne les personnages c'est bien la première fois que tous me font horreur.

Si vous aimez les livres de Karine Giebel et Ghislain Gilberti, ce livre est fait pour vous. Par contre si vous ne supportez pas les scènes gores, violentes et la tension à chaque page, passez votre chemin.


mardi 28 août 2018

La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso - Editions Calmann-Levy

**** Chronique de Jess ****


Un campus prestigieux figé sous la neige
Trois amis liés par un secret tragique
Une jeune fille emportée par la nuit

Côte d'Azur - Hiver 1992
Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l'une des plus brillantes élèves de classes prépas, s'enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l'amour est tout ou il n'est rien ».
Personne ne la reverra jamais.

Côte d’'Azur - Printemps 2017
Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’o'n doit entièrement détruire aujourd'hui pour construire un autre bâtiment.


Je lis les livres de Guillaume Musso depuis ses débuts. J'ai lu quasiment tous ses livres excepté La fille de Brooklyn (que je lirais sûrement dans un avenir proche). Depuis ses trois derniers romans, Guillaume Musso a délaissé son style qui lui était propre pour se focaliser sur un style plus polar. Cette chronique va être difficile à écrire et va être différente je pense de mes chroniques habituelles. Difficile dans le sens où j'ai aimé ce roman, mais d'un autre côté j'ai trouvé de grosses similitudes avec deux autres polars que j'ai également beaucoup apprécié. Alors est-ce que j'ai trouvé autant de similitudes car l'un des romans a été lu ce mois-ci ? Ou est-ce dû au fait que je lis énormément de polars et qu'au final on retrouve souvent les mêmes ingrédients.
Je vais tenter d'expliquer et d'argumenter mon avis afin que vous compreniez mon point de vue.
Elle sera aussi différente dans le sens où je vais parler aussi d'autres polars, chose qui ne se fait peut-être pas mais qui à mon sens est important pour vous expliquer mon retour de lecture. 

Changement de décor dans ce nouveau roman, qui ne se passe pas aux Etats-Unis comme l'auteur nous avait habitué mais sur la Côte d'Azur. 
Thomas est un écrivain a succès qui vit à New-York. Il reçoit un mail de Maxime, son ami d'enfance, qui le prévient qu'une fête est organisée pour les 50 ans de leur lycée et que des travaux vont avoir lieu dans l'enceinte du lycée. Le gymnase va être détruit. Quand Thomas lit ce mail il saute dans le premier avion. Si le gymnase est détruit, son avenir va être compromis. Il y a 25 ans, avec Maxime ils ont tué quelqu'un qui a été emmuré dans le mur principal du gymnase. Mais ce n'est pas le seul incident à avoir eu lieu en décembre 92, une amie de Thomas, Vinca a disparu mystérieusement. Les rumeurs ont dit à l'époque qu'elle s'était enfuie avec son prof de Philo. Mais Thomas sait que ce n'est pas possible. 
Un mystérieux corbeau va commencer à envoyer des lettres et des photos à Thomas, Maxime et aussi Fanny qui faisait elle aussi partie de la bande. Quelqu'un est apparemment au courant de ce qu'ils ont fait ce fameux hiver et cherche à se venger. 
Ils vont tous les trois essayer de savoir ce qu'il a bien pu se passer il y a 25 ans. Mais à remuer le passé Thomas va faire des découvertes sur sa propre famille qu'il aurait préféré ne jamais apprendre. 

Alors je ne sais pas si c'est une mode en ce moment d'écrire des histoires dont on a l'impression qu'elle sorte d'un épisode de Cold case ou si c'est moi qui me fait des films. 
Ce polar est un mélange entre deux autres romans que j'ai particulièrement aimés, La vérité sur l'affaire Harry Québert de Joël Dicker et Dernier été pour Lisa de Valentin Musso. Alors voilà le pourquoi je suis gênée de cette chronique en comparant deux livres écrits par deux frères. Je n'aurais peut-être pas trouvé autant de similitudes si je n'avais pas lu celui de Valentin Musso ce mois-ci. Dans les trois histoires, le personnage principal est un auteur a succès qui vit à New-York. Dans les trois, une jeune femme a disparu/a été tué il y a très longtemps, dans les trois le personnage retourne dans sa ville natale pour essayer de retrouver la vérité. Les histoires de famille ont aussi de grosses similitudes (que je ne vous dévoilerais pas pour ne pas vous gâcher l'intrigue). Peut-être que les deux frères parlent de leurs romans communs ou de leurs idées communes. Peut-être devrait-il écrire un roman à 4 mains pour éviter ce genre de confusion/ similitude. En fait j'ai été un peu déroutée par ma lecture d'où cette chronique un peu particulière. J'aimerais trouvé quelqu'un qui a lu les 2 voir 3 livres dont je fais référence pour voir si je deviens folle ou si effectivement il y a un truc. 

Malgré toutes mes interrogations, j'ai quand même dévoré ce polar en 2 jours. Car comme tous les romans de Guillaume Musso celui-ci est autant addictif que les autres. Le changement de décor ne m'a pas particulièrement dérangé. J'ai été plutôt charmée par les descriptions des paysages qui a donné du soleil à cette histoire bien sombre. L'intrigue est particulièrement bien mené, avec des rebondissements où on ne s'y attend pas qui donne du peps à l'histoire et en fait un page turner. Je me suis fait tout un tas de scénarios pour comprendre ce qu'il s'était passé ce fameux hiver 92. J'avais compris certaines choses mais j'ai été particulièrement bluffé par le final. Même si la morale est un peu limite en ce qui concerne certain crime commis qui ne sont finalement pas puni. 
Mais je regrette le Musso des débuts avec sa petite touche d'irréelle qui me plaisait tant. Je me demande pourquoi il a abandonné ce style pour se mettre au polar, même s'il est très bon dans ce domaine.





lundi 27 août 2018

L'Arménie : un passé sans sépulture de Chérif Zananiri - Auto-édition

4ème de couverture
Nous avons là, le récit d'une fuite, terrible exode d'une famille arménienne originaire de Turquie au début du vingtième siècle et qui se trouve contrainte, pour sauver ses quatre enfants, de fuir des persécutions. Elle traverse du nord au sud l'Asie Mineure pour se rendre à Alep et tente de s'y installer. Toutefois, la politique européenne concernant cette partie du monde, oublie les Arméniens, ballotés, sacrifiés, massacrés et qui sont contraints de quitter le Levant pour s'installer en France.

C'est cette odyssée que nous relatons.

Nous suivons Gaya, la fille de la famille, de 1915 à nos jours. En dépit de son âge – aujourd'hui elle est centenaire – elle demeure souriante, primesautière, maligne, pimpante comme une jeune fille de quinze ans. Elle nous racontera sa longue traversée, ainsi que son installation près de Marseille, puis à Issy-les-Moulineaux.

Son histoire commence à cinq ans et nous la suivrons jusqu'à la libération en 1945.



Mon avis
Je remercie Chérif Zananiri pour sa confiance.

J'ai découvert Chérif Zananiri avec ses deux précédents ouvrages : "Mado, retour de l'enfer" et "L'étrange village de Monsieur Labiche" (liens en fin de chronique). Cet auteur est donc maintenant une personne dont je suis attentivement les sorties de livres. Aussi, quand il m'a gentiment proposé de m'envoyer son livre auto-édité "L'Arménie, un passé sans sépulture", je n'ai pas hésité une seconde. C'est donc sans aucune appréhension que j'ai commencé ma lecture. Dès les premières lignes couchées sur le papier, l'auteur nous embarque en Anatolie et nous immerge au sein du peuple arménien.

Chérif Zananiri nous raconte la rencontre entre Simon, de profession journaliste et Gayané Léorian. Gayané (Gaya) va lui livrer son histoire, l'enfer du génocide arménien. Un périple sortie tout droit de l'enfer. Mais ne vous détrompez pas, Chérif Zananiri a volontairement choisi d'être au plus près des faits. Et je peux vous dire que certaines scènes sont terrifiantes, suffocantes, inimaginables, à la limite du supportable.  L'histoire de Gaya commence en 1915, elle nous retranscrit sa vie de l'âge de 5 ans jusqu'à aujourd'hui où elle est centenaire. Elle nous raconte la fuite du peuple arménien, mais aussi celle de sa famille, fuir à travers le pays pour rejoindre Alep, puis nous suivrons leur arrivée en France à Marseille. Courir, se cacher, fuir à tout prix pour échapper à la barbarie de ceux qui voulaient exterminer le peuple arménien.

Ce livre m'a bouleversée/émue comme jamais, et pour être honnête, je ne m'attendais pas du tout à cela. J'avais l'impression d'être Simon, assise à côté de Gaya en train de l'écouter nous raconter son histoire. On peut dire qu'il a été au plus près de l'histoire de Gaya et de l'Histoire du génocide arménien. Les émotions sont omniprésentes et le lecteur est loin d'être épargné. Drames, joies, peurs, espoirs, plus d'une fois mes larmes ont coulées. Une histoire riche en émotions.

Chérif Zananiri a une plume élégante, extraordinaire et superbement maîtrisée. Peu importe le sujet, il sait alpaguer son lecteur dès les premiers instants. Un art de conter qui n'est pas donné à tout le monde. Sa générosité n'est plus à prouver. Chaque phrase, chaque mot à une signification bien précise, rien n'est laissé au hasard. Sa cible est votre coeur et le mien a été emporté dans ce tourbillon.

"L'Arménie : un passé sans sépulture" est un très joli coup de coeur qui vous prend aux tripes. Un ouvrage différent des précédents (encore une fois!) et réussi magistralement. J'ai reçu la suite, j'ai donc hâte de savoir la suite des péripéties de nos très chers protagonistes : Gaya, Gabriel, Aram, Susana, ... Merci pour ces jolies mémoires de Gayané. Alors un conseil, laissez-vous emporter par le récit de Gayané, au plus près de la réalité. Un témoignage vivant retranscrit avec humanité et criant de vérité. Gayané Léorian peut être fière du travail réalisé par Chérif Zananiri.

Chroniques :
- Mado, retour de l'enfer : ICI 
- L'étrange village de Monsieur Labiche : ICI 

 # By Aurélie :)

dimanche 26 août 2018

Les détectives du Yorkshire Tome 2 : Rendez-vous avec le mal de Julia Chapman - Editions La bête noire

**** Chronique de Jess ****


Quand Mme Shepherd se rend à l’'Agence de recherche des Vallons, convaincue que quelqu'’un cherche à la tuer, Samson O'’Brien, détective privé, met cela sur le compte des divagations d'’une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il en vient à se demander si, finalement, il n'’aurait pas dû la prendre plus au sérieux….
Alors que les fêtes de Noël approchent, Samson se lance dans une enquête complexe, qui lui demandera de renouer avec les habitants de Bruntcliffe – les mêmes qu’'il a fuis une dizaine d’'années auparavant. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’'Agence de rencontre des Vallons, peut l’'aider à regagner leur confiance ? Ensemble, Samson et Delilah vont devoir coopérer pour déjouer les menaces qui planent sur les personnes âgées de la région. Avant qu'’il ne soit trop tard….


C'est avec plaisir que je continue les aventures de Samson et Delilah dans de nouvelles enquêtes. J'avais été sous le charme du premier tome (mon avis ici) qui avait été une belle découverte livresque.
Pas de répit pour Samson qui un même matin voit arriver deux clients potentiels pour son agence de détective. Tout d'abord Mme Sheperd, qui habite la résidence Fellside Court, elle pense qu'il se passe de drôle de choses là-bas. Elle pense aussi que quelqu'un essaie de la tuer. Son discours étant un peu incohérent, Samson ne la prend pas vraiment au sérieux.
Et puis, un fermier, Clive, veut l'embaucher pour retrouver Ralph, son bélier de compétition qui a disparu.
Pour Samson rien de folichon là-dedans, mais comme il a besoin d'argent il va accepter l'offre de Clive.
Quant à Delilah, ses propres affaires sont au plus bas, elle va donc donner un coup de main à Samson.
L'histoire  se déroule principalement à la résidence de Fellside Court. Certains habitants vont se retrouver dans de drôles de situations. Et tout va être bouleversé quand Alice Sheperd va être retrouvé morte chez elle. Arty, le bookmaker va en prendre un sacré coup au moral. Car pour lui, il ne fait aucun doute qu'Alice a été assassiné et il connaît la personne qui cherche à les tuer. Mais personne ne va vouloir écouter ses élucubrations.
Cette fois Julia Chapman nous offre deux enquêtes pour notre plus grand plaisir. J'ai retrouvé tout ce que j'ai aimé dans le premier tome. L'humour british, les paysages de campagne anglaise, ces personnages attachants.
Les affaires criminelles sont plutôt simples à comprendre et j'avais trouvé qui était le coupable de la maison de retraite mais cela n'a pas gâché mon plaisir de lecture. Car l'atmosphère qui se dégage de ce petit village anglais, les habitants, et la période de Noël suffisent à en faire un bon petit polar plein de charme. Et les interrogations que l'on avait dans le premier tome sont toujours au rendez-vous dans ce second opus.
Le mystère du pourquoi Samson a fui Londres plane toujours. Nous ne connaissons toujours pas les raisons de cette fuite. Delilah a aussi ses propres problèmes personnels à gérer. Son  ex-mari veut récupérer son chien Calimero.
Il va falloir attendre le prochain tome Rendez-vous avec le mystère pour avoir les réponses à nos interrogations. Et il me tarde de lire ce dernier livre!

mercredi 22 août 2018

Comme des bleus de Marie Talvat et Alex Laloue - Plon éditions

**** Chronique de Jess ****

Paris, novembre 2016. Le sordide assassinat d'une femme enceinte secoue l'opinion publique. La brigade criminelle est sous pression. Il faut dire que tous les ingrédients du scandale sont réunis : une victime, fille d'un ténor du barreau, des élections qui approchent et une presse qui se déchaîne.
Dernière recrue du groupe chargé de l'enquête, Arsène Galien est tout de suite plongé dans le grand bain. Il compte bien profiter de cette affaire pour gagner la confiance de ses supérieurs. Quant à Pauline Raumann, jeune journaliste voisine de la victime, elle se serait bien passée d'être mêlée à cette enquête, qui fait ressurgir des démons oubliés.
Les deux novices ont des idéaux et des incertitudes plein la tête, tandis qu'une irrésistible attraction les pousse toujours plus près l'un de l'autre. Ils vont finir par se laisser emporter dans une affaire hors du commun, à la poursuite du pire des tueurs.

A force de lire des polars, on finit par lire des livres qui au final se ressemblent. Il y a souvent les mêmes stéréotypes, le flic qui enquête est souvent le commissaire, ou alors il est en fin de carrière, usé par les années de métiers, divorcé et souvent alcoolique. Qu'a donc été ma surprise quand j'ai commencé ce polar que de voir une toute nouvelle approche du polar.
Déjà premièrement les auteurs ont réussi en un chapitre chacun à me faire adorer les deux personnages principaux! Un chapitre pour "Elle" et un pour "Lui ".
Elle, c'est Pauline, journaliste, qui se retrouve sans le vouloir mêlée à une affaire judiciaire quand sa voisine, Adèle vient de se faire assassiner.
Quant à lui, c'est Arsène, 6ème de groupe au sein de la brigade criminelle du fameux 36 quai des Orfèvres.
Ces deux là vont se rencontrer dans le cadre de l'affaire et chacun va essayer de résoudre cette enquête.

Donc vous l'aurez compris, pas de vieux briscards en tête d'affiche mais deux jeunes bleus. Et quelle bouffée d'oxygène! Ce livre malgré la noirceur du crime est d'une fraicheur incroyable. Le style des deux auteurs est superbe, une plume facile à lire bourrée d'humour et de belles remarques sur notre vie actuelle.

Quant à l'enquête, elle est rondement bien menée. On cherche, on enquête en même temps que nos deux protagonistes. On émet des hypothèses, on pense avoir résolu l'enquête avant eux mais non nous nous plantons en toute beauté. Les pages se tournent à toute vitesse, on veut connaître le coupable à tout prix mais on veut aussi voir où nos deux personnages vont aller dans leur vie personnelle. J'ai été autant happée par l'enquête que par leurs histoires de cœur.
Les auteurs nous offrent de belles frayeurs, d'excellents rebondissements, nous font pleurer, nous font rire. Et le final est tout simplement exceptionnel! Je n'aurais jamais pu imaginer une fin pareille.

Un polar nouvelle génération qui promet a ces deux auteurs un bel avenir dans ce monde littéraire. Un pari gagné pour ce premier livre qui est un énorme coup de cœur.
J'ai hâte de découvrir un nouveau polar de ces auteurs pour confirmer mon sentiment.
Un livre à découvrir absolument et à partager sans modération.

Je remercie les Editions Plon pour cette magnifique découverte.

mardi 21 août 2018

Les fantômes du passé de Gaëlle Perrin-Guillet - City éditions

**** Chronique de Jess ****

Londres, 1893. Un notable respectable est tué sur le coup par l'explosion d'une calèche. L'affaire aurait dû revenir à l'inspecteur Henry Wilkes mais depuis sa dernière affaire, qui l'a brisé, il végète dans son appartement et sombre dans l'opium. Son ancien collègue vient pourtant le trouver pour l'aider à résoudre l'énigme. Il est secondé par Billy, le gamin des rues qu'il a pris sous son aile.

Il me tardait de lire la suite des aventures d'Henry Wilkes et de Billy. J'avais adoré Soul of London (retrouvez ma chronique ici).
Une nouvelle fois, je pars pour Londres à la fin du 19ème siècle. Ce Londres si bien décrit dans Soul of London qui m'avait enchanté.
Henry n'est plus que l'ombre de lui-même depuis la dernière affaire sur laquelle il a enquêté et dont le final aura été sa démission. Billy ne sait plus quoi faire pour lui redonner le moral. Plus les jours et les mois passent et plus Henry s'enfonce dans la dépression et le landanum, cette drogue qui lui permet de mettre sa douleur de côté.
De plus en plus délaissé, Billy va retomber sur des anciens amis de galère qu'il avait perdu de vue depuis qu'il vit avec Henry. Il va rechercher du réconfort là où il peut encore en trouver.
 
 
Une nouvelle enquête policière va arriver aux oreilles d'Henry. Un notable est tué dans l'explosion de sa calèche. Pour Thomson, l'ennemi juré de Wilkes, il ne fait aucun doute que le coupable est le frère de ce dernier qui est soi-disant mort dans un attentat plusieurs années auparavant. Il va demander à Henry d'enquêter sur cette affaire même si celui-ci à démissionné. Pourtant, Henry ne veut pas être mêlé à cette histoire. Mais chasse le naturel et il revient au galop, et il va vite ressentir l'adrénaline qui lui manquait depuis quasiment un an. Il va donc enquêter sur cette sombre affaire avec l'aide de ses acolytes, Billy et Alice Pickman.
 
 
Contrairement au précédent opus, cette histoire commence lentement. Le début du roman est plus concentré sur Henry, sa vie actuelle, sa dépression, son passé que l'on va découvrir. L'enquête prend vraiment forme au deux tiers du livre. Mais une fois dans l'enquête, le suspens et les rebondissements vont aller bon train pour ne plus nous laisser une minute de répit jusqu'à la fin. Un meurtre qui paraît bien simple au départ mais qui au final va donner mal au crâne aux enquêteurs.
 
J'ai aimé me plonger dans ce Londres du 19ème siècle, avec ses coutumes, ses mœurs, les différences entre les catégories sociales. Car que ce soit en France ou à Londres, il est difficile de se mélanger à une classe sociale élevée quand on est pauvre. Gaëlle nous décrit tout ça à merveille en se servant du jeune Billy, le protégé d'Henry.
Le pauvre Billy va subir les conséquences de son passé d'orphelin sans le sou. Ce gamin attachant qui aime sa vie avec Henry, qui aime partager ses enquêtes et son quotidien va se prendre une grande claque quand il va tomber amoureux d'une jeune fille de bonne famille. Et puis il est si facile de retomber dans la délinquance quand on vient à peine d'en sortir.
 
 
J'espère qu'il y aura d'autres enquêtes de Wilkes et Billy. Ce deuxième opus confirme le talent de l'auteure à être capable de nous embarquer dans une autre époque. Une lecture qui m'a transporté. Si vous voulez être aussi emporté dans votre lecture n'hésitez pas une seconde et commencez le premier!

Je remercie les éditions City pour cette lecture.

vendredi 17 août 2018

La perfection du crime d'Helen Fields - Editions Marabout

**** Chronique de Jess ****


Un voyage glaçant d'effroi dans l'esprit tourmenté d'un serial killer !
Perdu dans une région montagneuse isolée, un corps se consume. Seules des dents et un fragment de vêtement permettent d'identifier les restes carbonisés de l'avocate Elaine Buxton. Dans une pièce dissimulée aux yeux de tous, dans une grande maison d'Edimbourg, la vraie Elaine Buxton hurle dans le noir.
L'inspecteur Luc Callanach vient juste de prendre ses fonctions quand l'affaire de la disparition d'Elaine est requalifiée en meurtre. Ayant abandonné une carrière prometteuse à Interpol, il tient à faire ses preuves aux yeux de sa nouvelle équipe. Mais le meurtrier a couvert ses traces avec un soin tout particulier. Bientôt, une autre jeune femme disparaît, et Callanach se trouve embarqué dans une course contre la montre. Du moins le pense-t-il...
Le véritable sort des deux femmes se révélera être bien plus terrible tout ce qu'il pourrait imaginer.
Je remercie les Editions Marabout pour cette lecture.
Contrairement à la plupart des polars, on débute l'histoire en connaissant déjà le nom du tueur : Reginald King. Un homme hyper intelligent, cultivé, qui pense qu'il n'exerce pas le métier qu'il mérite. Il décide de kidnapper des femmes qui ont un certain pouvoir, et une vie sociale et professionnelle accomplie. Mais pour qu'elles ne soient jamais retrouvées, il décide de tuer d'autres femmes afin de tromper les enquêteurs. En gros, il va quasiment réaliser le crime parfait.
Pour résoudre cette enquête, nous avons Luc Callanach, qui est à moitié français et à moitié écossais, et qui vient d'être muté d'Interpol à Edimbourg. Pourquoi cette mutation? Pourquoi ça semble lui peser? Nous le découvrirons tout au long du roman. Et puis, il y a Ava Turner, sa collaboratrice, qui elle enquête sur des bébés qui sont abandonnés dans un parc. Les deux enquêteurs vont s'entraider dans leur enquête respective.
J'ai tout d'abord commencé ce livre début juillet. Après avoir lu 4 chapitres, je l'ai stoppé car j'avais beaucoup de mal avec le personnage de Luc et le style de l'auteur (ou de la traductrice). Je trouvais Luc imbuvable, égocentrique, hautain, qui faisait tout pour que ses nouveaux collègues le détestent. Et puis l'histoire en elle-même me donnait un sentiment de malaise. Le fait que deux femmes soient torturées par un malade et d'autres tuées dans le but de faire croire à la mort des deux premières m'ont particulièrement dérangé. Pourtant j'en lis des horreurs!
Mais comme je n'aime pas ne pas continuer un livre, je l'ai repris ce mois-ci. Et une fois rentré dans l'histoire, j'ai eu beaucoup de mal à poser ce livre. J'ai été bluffée par l'intrigue de ce polar. En plus, nous suivons aussi l'enquête d'Ava qui est tout aussi passionnante que celle de Luc.
La psychologie du tueur est particulièrement réaliste. Nous avons l'impression de vivre à travers lui sa folie meurtrière. On imagine très bien son physique, et pourquoi il reçoit de telle marque d'hostilité de la part de ses pairs.
Petit bémol par contre sur le mobile de ses crimes. Je n'ai pas trop bien saisie ce qu'il voulait au final faire des femmes qu'il kidnappait.
Je me suis finalement beaucoup attaché au personnage de Luc ainsi qu'à celui d'Ava.
D'autre part, l'auteure ne nous épargne pas dans les descriptions des tortures infligées aux différentes victimes. Ames sensibles s'abstenir.
C'est une belle découverte que ce polar d'Helen Fields. Il me semble que c'est le premier d'une série avec Luc Callanach. Je prendrais du plaisir à le retrouver dans de nouvelles enquêtes et de voir où sa vie personnelle va le conduire.  

samedi 11 août 2018

Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin - Editions Albin Michel


**** Chronique de Jess ****



Justine, vingt et un ans, vit chez ses grands-parents avec son cousin Jules depuis la mort de leurs parents respectifs dans un accident. Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, et aime par-dessus tout les personnes âgées. Notamment Hélène, centenaire, qui a toujours rêvé d'apprendre à lire. Les deux femmes se lient d'amitié, s'écoutent, se révèlent l'une à l'autre. Grâce à la résidente, Justine va peu à peu affronter les secrets de sa propre histoire. Un jour, un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite et fait une terrible révélation.
À la fois drôle et mélancolique, un roman d'amours passées, présentes, inavouées... éblouissantes.


Pour Valérie Perrin, j'ai fait les choses dans le désordre et j'ai commencé par son dernier roman "Changer l'eau des fleurs" (mon avis ici). Ce livre a été mon coup de cœur de l'année 2018. Si je ne devais choisir qu'un livre cette année (bien que l'année ne soit pas encore achevée) ce serait celui-ci. Je ne pouvais donc pas mettre de côté plus longtemps le 1er roman de Valérie Perrin.

Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite. Elle se prend d'affection pour Hélène, une des pensionnaires. Hélène lui raconte sa vie d'avant, sa jeunesse, ses amours, la guerre. Justine décide d'écrire les mémoires de la vieille femme pour l'offrir à son petit-fils. Mais Justine a sa propre histoire aussi. Orpheline à l'âge de 4 ans, elle vit chez ses grands-parents avec son frère/cousin Jules. Lui aussi a perdu ses parents le même jour que ceux de Justine dans un accident de voiture.
En partant à la recherche du passé d'Hélène et à cause d'un corbeau qui va semer le trouble à la maison de retraite, Justine va faire de drôles de découvertes sur son passé et les histoires de famille. Je ne m'attendais pas à avoir des rebondissements dans un roman dite de littérature blanche et j'ai été agréablement surprise par ceux-ci.

Encore une fois, je suis sous le charme de la plume de Valérie Perrin et de l'histoire qu'elle nous conte. Elle a une façon de décrire les sentiments, les personnages d'une manière si délicate et sublime. L'histoire est touchante, on se prend d'affection pour Justine. Son amour pour sa famille et sa passion pour son métier la rendent attachante.

J'ai adoré aussi le fait qu'il y ait deux histoires en une. L'histoire d'Hélène m'a aussi profondément touché.

C'est encore une fois un coup de cœur. Un roman sublime plein d'espoir et de sentiments. La plume de Valérie Perrin m'a enchanté, m'a fait tantôt pleurer tantôt rire. J'ai retrouvé le côté poétique que j'avais adoré dans "Changer l'eau des fleurs". Un roman bourré de phrases magnifiques. Un livre qui se dévore ou se savoure. Un premier roman qui annonçait le succès de l'auteure. Une auteure que je vais suivre maintenant de très près.

vendredi 10 août 2018

Dernier été pour Lisa de Valentin Musso - Editions du seuil


**** Chronique de Jess ****


Le meurtre trouble d'une lycéenne, l'enquête de son meilleur ami : Bienvenue à Black Oak, paisible bourgade américaine, où la jeune Lisa a passé son dernier été. Un thriller vraiment très noir, signé Valentin Musso.

On les appelle " les Inséparables " : Lisa, Nick et Ethan, trois adolescents qui grandissent ensemble près du lac Michigan, dans une bourgade du Wisconsin. À la fin de l'été 2004, leur paisible existence vole en éclats : Lisa est retrouvée assassinée sur la plage. Après une enquête bâclée, Ethan, son petit ami, est arrêté et condamné à la prison à vie.

Douze ans plus tard, installé à New York, Nick est devenu un écrivain à succès. Mais les fantômes du passé ne sont pas près de le laisser en paix : contre toute attente, Ethan vient d'être remis en liberté. De retour dans sa ville natale, Nick va devoir affronter l'hostilité des habitants, toujours convaincus de la culpabilité de son ami. Pour innocenter définitivement son ami et parvenir à se reconstruire, il n'aura d'autre choix que de faire la lumière sur la mort de Lisa et de retrouver le véritable meurtrier.



Je continue mes lectures plaisirs et sûres en lisant le dernier livre de Valentin Musso, un auteur que j'affectionne particulièrement.

Nick Altman est écrivain qui a acquis un certain succès à l'âge de 23 ans avec son premier roman. Il a rapidement quitté sa ville natale du Wisconsin pour New-York. Avant la sortie de son 4ème roman, il retourne à Oak Black quand son père décède prématurément. Ce retour aux sources va le ramener 12 ans en arrière. Un soir d'août, sa meilleure amie Lisa est retrouvée assassinée sur la plage des Hollandais juste derrière chez elle. A l'époque, un coupable a rapidement été arrêté et incarcéré, Ethan, le petit ami de Lisa et meilleur ami de Nick. Au moment où Nick arrive à Oak Black, il apprend qu'Ethan a été libéré suite à un vice de procédure et qu'il est retourné vivre dans sa ville.
Nick va faire la rencontre de Bardeau, un journaliste qui enquête sur les erreurs judiciaires. Il est persuadé de l'innocence d'Ethan et compte bien le prouver.
Ils vont donc tous les deux essayer de trouver le véritable coupable. Mais tout ne va pas être simple dans cette quête de vérité dans cette petite ville d' Amérique profonde où tout le monde se connaît et où tout le monde pense avoir raison.

Comme son précédent polar "la femme à droite sur la photo" (ma chronique en fin d'article) Valentin Musso nous plonge dans un cold case passionnant. Encore une fois l'histoire se déroule aux USA et donne un côté authentique à l'histoire.
Une histoire qui se met en place tout doucement. L'auteur prend son temps pour nous décrire les personnages, l'atmosphère qui se dégage de cette ville.
Plusieurs flash-back vont nous ramener à l'été 2004. Nous avons envie de connaître la vérité, de savoir qui a pu assassiner Lisa, cette jeune fille que tout le monde adorait. On essaie de deviner qui peut être l'assassin. Tout le monde peut avoir un mobile pour l'avoir tué mais qui?

Je regrette de ne pas avoir pu lire ce livre aussi vite que je l'aurais voulu. Mais d'un autre côté, j'ai pu le déguster. Les livres de Valentin Musso se savourent comme du bon vin. Il a le don d'immerger son lecteur dans l'histoire, de le plonger dans l'enquête, de savoir choisir le lieu parfait pour une intrigue prenante. Ici pas de caricature de flic mais une personne lambda qui pourra être vous ou moi, va enquêter.
Le style est toujours aussi fluide et parfaitement maîtrisé. Pas de gore car tout est dans la subtilité.
L'enquête est vraiment prenante. J'ai cherché moi aussi qui pouvait être l'assassin mais au final je me suis bien plantée. L'auteur nous offre aussi de bons rebondissements qui m'ont laissée bouche bée.

C'est encore un sans faute pour ce nouveau polar signé Valentin Musso qui nous prouve depuis le début qu'il fait partie des auteurs de polars à suivre de près. Un auteur dont on sait qu'on va forcément passer un excellent moment de lecture en lisant ses polars. 


Mes autres chroniques :

Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi - Fayard Editions

**** Chronique de Jess ****

Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’'y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l'amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.



Comme toujours c'est un plaisir de commencer un livre de Virginie Grimaldi. Tous ses livres ont été des coups de cœur (retrouvez les liens vers mes chroniques en fin d'article) et celui-ci ne déroge pas à la règle.
Comme ce sont les vacances, j'en profite pour lire les livres que je n'ai pas pu lire cette année. Lecture plaisir donc ;-)

Anna vit ou plutôt survit tant bien que mal, seule avec ses deux filles Lily et Chloé. Quand son patron la licencie pour embaucher sa maîtresse, Anna se retrouve acculé de tous les côtés. Elle ne sait plus comment gérer le remboursement de ses dettes. Avec ses indemnités de licenciement, elle pourra enfin régler tout ce qu'elle doit. Mais lorsqu'elle se rend compte que ses filles ne vont pas bien, elle décide de partir faire un road trip en Scandinavie en camping-car pour renouer les liens avec elles.

Nous allons avoir le point de vue d'Anna et de ses filles pendant tout le voyage. Anna qui va nous raconter ce qu'elle ressent et pourquoi elle décide de faire ce voyage avec ses filles.
Lily écrit dans son journal qu'elle surnomme Marcel. J'ai adoré lire le journal de Lily. La façon qu'elle a de raconter le voyage et de mélanger les expressions m'ont fait mourir de rire. Pas facile à 12 ans de se trouver.
Mais c'est encore plus dur pour Chloé à 17 ans. A travers les articles de son blog, nous allons la connaître un peu mieux. Ses amours, ses envies, le futur dont elle rêve.

Et puis il y a tous les autres personnages que les filles vont rencontrer pendant le voyage. Des personnages attachants et drôles.
Mais derrière tous ses bons sentiments, il y a toujours des fêlures. Pourquoi Anna a quitté Mattias, le père de ses filles? Pourquoi ne veut-elle plus le voir? Pourquoi ce dernier ne voit jamais ses filles? Pourquoi Lily déteste autant son père? Je vous laisse lire ce roman pour découvrir par vous même toutes les réponses à ces interrogations.

C'est encore un merveilleux roman que nous offre Virginie Grimaldi. L'écriture est toujours addictive et pleine d'humour. Je suis complètement accroc à ses tournures de phrases et son sens de l'humour.
Les sentiments sont toujours au programme et ce que j'aime c'est que l'on retrouve toujours des personnages déjà rencontré lors de précédente lecture.

Virginie Grimaldi n'a plus rien à prouver, elle fait partie des auteurs à suivre et je ne peux que vous conseiller de lire tous ses romans.
Bon moment de lecture assuré ! Une vraie bulle de bonheur!

Mes chroniques :