mercredi 31 janvier 2018

Ca ne coûte rien de demander de Sara Lövestam - Editions Robert Laffont, Collection La Bête Noire

4ème de couverture
Ça y est, l'autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n'a plus un rond. Il en est réduit à collecter des canettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la conversation : Jenny vient de se faire escroquer par son amante, qui a disparu dans la nature avec deux cent mille couronnes.
Puisque ça ne coûte rien de demander, Kouplan saute sur l'occasion pour lui proposer ses services d'enquêteur...


Mon avis
Il me tardait de lire le deuxième volet de la tétralogie de Sara Lövestam. Le premier volet avec "Chacun sa vérité" (ma chronique ici!) m'avait complétement conquise. Ce fut un vrai coup de cœur pour moi.

Ici avec "ça ne coûte rien de demander", nous retrouvons notre très cher détective privé sans papiers, Kouplan. Sara nous immerge un peu plus dans la vie de Kouplan. Nous ne faisons qu'un avec lui. Nous le suivons au fil de ses pérégrinations avec les soucis de son corps et je n'en dirais pas plus à ce niveau-là pour ne pas spolier le premier volet.
En parallèle, Kouplan enquête "au noir" pour le compte de Jenny Svard, conseillère municipale coriace, qui s'est fait avoir en se faisant arnaquer de deux cent mille couronnes par son ex-petite amie. Pourquoi Jenny ne fait pas appel à la police ? Est-elle vraiment la victime dans cette histoire ? Dès lors, Kouplan rentre en piste et se lance à la recherche de la fameuse Amanda, qui deviendra tour à tour, Patricia, Consuela, Nathalie... Tout au long de cette enquête, nous en apprenons davantage sur Kouplan lui-même mais aussi sur son passé. Comme je le disais dans son précédent livre, je trouve encore une fois que l'enquête est plus ou moins secondaire et j’apprécie cet aspect où tout ne tourne pas uniquement autour de l’intrigue.

Mon seul regret est que la fin de l'enquête arrive d'un coup avec une résolution facile et assez banale. Je pense que l'auteure aurait pu y mettre un peu plus d'originalité, de piquant. Par contre, la fin laisse présager une suite que j'ai hâte de découvrir car celle-ci concerne toujours notre histoire sur le personnage de Kouplan. Peut-être pourra-t-il bientôt se promener dans la rue sans regarder par dessus son épaule...

Ici, le thème principal est toujours la clandestinité, n'oublions pas le statut de Kouplan ;) Toutefois, d'autres thèmes sont également abordés tels que la manipulation par le mensonge, l'escroquerie/duperie, et l'homosexualité. Toujours des sujets de société qui frappent fort.

La psychologie de Kouplan est parfaitement étudiée, on ne peut que s'y attacher. Le personnage en lui-même est toujours aussi atypique de par son physique mais aussi par ses traits de caractère (naïf mais débrouillard, économe et prudent avec une tendance à la parano) et nous réserve de belles surprises.

Sara Lövestam nous a concocté un bon polar nordique avec son attachant personnage qui fait toute la différence. Un livre qui se lit tout seul car l'auteure sait alpaguer son lecteur l'air de rien. Les pages défilent et on ne se rend pas compte qu'on arrive très vite à la fin.

# By Aurélie :)

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